BYD accélère au Maroc et fragilise ses concurrents européens

- 22h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Le constructeur chinois BYD, qui s’est lancé dans la conquête du marché automobile marocain, commence à percer au point de mettre en difficulté ses concurrents européens Renault, Volkswagen ou encore Nissan.

BYD, tête de pont de l’offensive des constructeurs automobiles chinois en Afrique, gagne du terrain. Au Maroc, ses ventes qui étaient presque nulles l’année dernière progressent. Selon l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM), la part de marché du constructeur chinois a atteint 2,63 % en juillet 2025. Cette croissance a même soutenu les résultats d’Auto Nejma, distributeur local du leader chinois des véhicules électriques. Celui-ci a annoncé une hausse de 70 % des ventes de véhicules sur la première moitié de l’année.

À lire : Renault investit au Maroc pour produire ses futurs véhicules électriques et hybrides

Selon Auto Nejma, cette progression s’explique notamment par l’arrivée de nouvelles gammes hybrides et électriques BYD. Celles-ci ont contribué à des ventes de 1982 unités de véhicules au deuxième trimestre 2025, contre 971 sur la même période un an plus tôt. Grâce à cette progression, BYD est désormais la quatrième marque automobile la plus populaire du royaume, selon un sondage Ipsos cité par le directeur général d’Auto Nejma, Adil Bennani.

Outre le Maroc, BYD même aussi une rude aux marques Nissan, Renault ou encore Volkswagen, en Afrique du Sud, au Bénin, et dans quatorze autres pays où il est présent. Au deuxième trimestre 2025, les constructeurs automobiles chinois représentaient 15 % du marché sud-africain des véhicules neufs, contre 3,1 % en 2022, est-il précisé. BYD prévoit d’installer entre 200 et 300 stations de recharge rapide en Afrique du Sud d’ici fin 2026.

À lire : Stellantis mise gros sur son usine marocaine

En Europe, MG, BYD, Chery et les autres marques chinoises présentes, représentaient 7,4% du marché, selon les données de l’Institut d’études de marché Dataforce. Cette concurrence chinoise féroce pousse désormais des constructeurs européens comme Stellantis et Renault à investir dans des capacités de production en Afrique du Sud et au Maroc, à prévoir d’assembler localement des modèles hybrides et électriques, et à nouer un partenariat avec le chinois Leapmotor pour distribuer des SUV électriques à bas coût sur les marchés émergents.

  • Record historique de ventes automobiles au Maroc, les chinoises cartonnent

    Le secteur automobile marocain vit une année exceptionnelle. Pour la première fois de son histoire, le marché des véhicules neufs a franchi le seuil symbolique des 200 000 unités vendues avant même la clôture de l'exercice. Selon les chiffres de l'Association des Importateurs de Véhicules au Maroc (AIVAM), le volume global a atteint 208 018 unités à fin novembre 2025, marquant une progression spectaculaire de 35,27 % par rapport à la même période l'an passé.

  • Tesla, BYD, Neo : comment la production locale et les usines de batteries boostent l'électrique au Maroc

    Le marché marocain des véhicules électriques connaît une accélération spectaculaire. Une nouvelle étude de BMI-Fitch Solutions prévoit une croissance des ventes de 80,4 % pour l'année 2025, soutenue par une production locale en plein essor, l'arrivée de nouveaux constructeurs et des incitations gouvernementales fortes.

  • Ventes automobiles : le marché marocain bondit de plus de 35 % en 2025, porté par Dacia et Renault

    Le marché automobile marocain poursuit sa forte croissance en 2025. Les ventes cumulées à fin octobre ont enregistré une forte progression, confirmant le redressement d'un secteur porté par la diversité de l'offre et la demande des particuliers.

  • Renault investit au Maroc pour produire ses futurs véhicules électriques et hybrides

    Le constructeur automobile français Renault poursuit son expansion au Maroc, avec un virage stratégique vers les motorisations électriques et hybrides. C'est toute la portée d'une nouvelle convention qu'il a signée avec le gouvernement marocain.

  • Automobile : après une année 2025 noire, le Maroc engage sa révolution électrique

    Le secteur automobile marocain sort d'une zone de turbulences inédite pour préparer sa mue. Après avoir subi de plein fouet le ralentissement de la demande européenne et des soucis techniques majeurs en 2025, l'industrie nationale parie sur l'année 2026 pour rebondir grâce à une conversion accélérée vers l'électrique et l'hybride.

  • Maroc : une année noire pour l'automobile, mais un rebond en 2026

    Avec des exportations en baisse, l'année 2025 a été très difficile pour l'automobile, a reconnu Ryad Mezzour, le ministre de l'Industrie et du commerce, soulignant que le secteur devrait rebondir en 2026 grâce à la confiance des investisseurs et à l'augmentation de la capacité de production.

  • Maroc : voici les voitures les plus vendues

    Le marché automobile marocain a enregistré un record historique en 2025 avec 235 372 ventes, soit une hausse de 33,43 %. Ce dynamisme exceptionnel repose sur un redressement de la demande et un élargissement inédit de l'offre. Cette performance annuelle, portée par les segments particuliers et utilitaires, confirme le regain de vitalité du secteur.

  • Maroc : puissance automobile mondiale

    Tirant profit de sa proximité géographique stratégique avec l'Europe et sa main-d'œuvre bon marché pour attirer les investissements, le Maroc s'impose progressivement comme une puissance automobile mondiale.

  • Maroc : Peugeot et Renault ont de quoi s'inquiéter

    Depuis deux ans, le Maroc attire de plus en plus les constructeurs automobiles chinois. En moins de deux ans, une bonne dizaine s'est implantée dans le royaume et se développe rapidement grâce à des stratégies commerciales offensives et des partenariats solides avec des réseaux de distribution locaux.

  • Maroc : l'usine automobile de l'Europe ?

    L'équilibre historique de la production automobile européenne est en train de se modifier au profit du Maroc.