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La misère des sans-papiers de Barcelone

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7 août 2019 - 13h00 - Monde

A Barcelone, la vie des sans-papiers n’est pas un fleuve tranquille. Retour sur le parcours de Mustafa, Maria et Babacar.

Le journal 20 minutes, dans sa version espagnole, retrace la vie de trois personnes, sans-papiers, originaires du Sénégal. Mustafa Thiaw, Babacar Ndoye et Maria luttent pour la survie dans un monde où ils peinent à s’offrir une place sous le soleil.

"Le vaste dispositif policier déployé par le gouvernement municipal pour empêcher les ventes de rue sans permis les a poussés à faire entendre leur voix, rappelant que la situation d’irrégularité des manteros ne leur permettait pas de travailler, conformément à la loi et qu’ils n’avaient donc d’autre choix que de chercher la vie en dehors des normes établies", indique la même source.

En effet, ces trois sans-papiers sont sortis dans les rues de Barcelone avec des centaines de personnes criant : "Des papiers pour tous !" et "Survivre n’est pas un crime !". Même s’ils sont dans une situation irrégulière, il y a des spécificités qui les différencient.

Mustafa Thiaw, 21 ans, vit dans la capitale catalane depuis trois ans avec ses frères. Il dit avoir pour géniteur un homme ayant la nationalité espagnole, mais il lui est impossible d’obtenir un permis de séjour temporaire depuis plus de deux ans. Maria, 30 ans, vit dans la ville depuis sept ans. Son espoir, c’est de sortir de la précarité ambiante dans laquelle elle est plongée.

Quant à Babacar Ndoye, membre de l’Union populaire des Vendeurs de rue, il est parvenu à régulariser sa situation après six ans passés à Barcelone sans papiers, selon la même source. Pour lui, les manteros "cherchent à vivre dans la dignité, sans voler ni mendier " et demandent une "régularisation massive", pour résoudre la situation des sans-papiers en Espagne et des vendeurs de rue en particulier.

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