Belges au Maroc : "Un vrai coup de foudre"

- 10h57 - Belgique - Ecrit par : L.A

Voici l’histoire d’un coup de foudre, l’amour de deux hommes pour une même ville. Certaines fois c’est pour la même femme... Là, c’est autre chose ! Ce sentiment leur est tombé dessus au mois de mai dernier et tout de suite fut obsessionnel à la limite de la maladie. Il a fallu agir immédiatement avant que l’infection ne s’empire.

Abasourdis par les formes, les odeurs, impressionnés par les contours étendus sur dix-neuf kilomètres de long, édifiés jusqu’à dix mètres de hauteur. Les remparts de la ville rouge ne constituent pas seulement le plus bel ensemble défensif du Maroc, ils sont aussi les témoins d’un riche passé. Ce penchant de tendresse exacerbé de nos deux hommes s’appelle Marrakech : : "C’était très bizarre... On voyage pourtant beaucoup, mais en posant les pieds sur le tarmac de l’aéroport de Marrakech, on a ressenti quelque chose d’étrange.. vraiment ! L’impression d’être chez nous ", nous confie Yann Guyonic. "Nos vacances furent superbes. Visites de Marrakech, de la Vallée de l’Ourika... on a surtout adoré la médina tout au long de notre séjour... Je n’ai visité la palmeraie qu’il y a trois mois... ça ne m’intéressait pas. Et puis, un mois a passé où on ne pensait qu’à ça... "

Je vous l’avais dit : il faut appeler un médecin ! De retour au bureau, David, nom de l’autre obnubilé, et Yann sont fébriles, ils ne tiennent plus en place : le boulot leur devient accessoire. Bruxelles, alors si belle autrefois, apparaît comme terne et sans intérêt. N’y tenant plus : "On a commencé à tapoter sur internet, et voilà. On a pris des rendez-vous avec des agences et en deux jours, on s’est décidé à partir quatre jours à Marrakech avec, en poche, un planning serré... Des visites du matin 9 h au soir tard. On est arrivés un samedi soir. Le lundi soir, on était déprimés. On n’avait pas trouvé le coup de coeur... "

Cela devra-t-il rester au stade du rêve : le charme du quartier Le Mellah, juste derrière la place Jemaa el Fna avec ses conteurs, ses charmeurs de serpents, ses musiciens, ses gargotes ? Mais non ! bien sûr que non... nous sommes au pays des mille et une nuits, le rêve devient toujours réalité : "Nous étions sur le point de repartir et là, coup de fil : une amie de la propriétaire du riad dans lequel on logeait, nous appelle... et nous propose de nous faire visiter deux riads. Un peu réticent, j’accepte. On y va, et là, le coup de foudre de chez foudre... "

Un riad (dar : maison en arabe) extraordinaire, prodigieux, incroyable ! Conquis, nos deux compères font l’affaire immédiatement. Peu importe le prix, leur destinée est là. Ils appelleront leur riad : DAR DA (vid) YA (yann). Dar Daya, la maison du bassin ; Cela tombait bien puisqu’ils voulaient faire construire un jacuzzi. L’endroit est super calme. Il a été rénové par un architecte vivant à Marrackech. Coup de foudre aussi pour le vendeur avec qui on est restés amis.

Et Yann rajoute : "Moi qui travaille dans le cinéma, j’ai eu tout de suite des accointances avec Adriano... Il est architecte, décorateur et travaille notamment sur les décors de toutes les grosses productions cinéma qui ont lieu au Maroc... Le monde est petit. On est restés en contact et on se voit régulièrement. Depuis, on y retourne tous les deux mois environ. On ne peut s’en passer... On y pense tous les jours... "

Pour couvrir les frais de ce coup de foudre, Yann et David louent l’endroit. Sur place vous retrouverez : Fouzia... une personne formidable qui se voue aux clients : "Avec l’aide de son fils qui s’occupe aussi de nos rénovations et de l’entretien de la maison ." Ces deux personnes sont fabuleuses, à tel point que de nombreux clients les convient même à manger... et les invitent parfois à partir avec eux en excursion. Histoire de remonter le moral et de mettre une petite touche dans cette belle histoire, Dar Daya (www.dardaya.com) est donc située à 200 mètres de la place Jemâa El Fnaa, qui signifie en arabe, place des défunts, car c’était l’endroit des décapitations publiques et tout le monde pouvait venir voir les têtes exposées. Donc, on comprend mieux pourquoi Yann et David ont perdu la tête pour ce lieu !

La Dernière Heure - Hervé Meillon

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