L’assaut de Sebta est une « démonstration de force » du Maroc, selon le CNI espagnol

- 19h40 - Espagne - Ecrit par : S.A

Les services secrets espagnols (CNI) poursuivent leur enquête sur l’arrivée de près de 10 000 Marocains à Sebta. L’admission d’urgence de Brahim Ghali dans un hôpital de Logroño sous fausse identité, le 18 avril dernier demeure une source de tensions entre le Maroc et l’Espagne.

Okdiario revient sur les tensions entre l’Espagne et le Maroc. Selon le site espagnol, les services de renseignements espagnols mènent toujours leur enquête sur l’arrivée massive des migrants à Sebta et redoutent qu’une situation similaire se reproduise. « Ce qui s’est passé à Sebta est davantage considéré comme une démonstration de force de la part du Maroc que comme une riposte à l’accueil du chef du Polisario », commente Okdiario.

« Si l’assaut contre la clôture de Sebta a été qualifié de geste calculé résultant de la stratégie du royaume du Maroc, les événements survenus immédiatement à Melilla ont été davantage interprétés comme un acte d’imitation », analyse-t-on.

À Sebta, tout a été préparé des jours, voire des semaines auparavant, explique l’auteur de l’article citant ses sources au sein du renseignement. Alors que Rabat avait exprimé sa colère et mis en garde l’Espagne suite à l’admission d’urgence du leader du Polisario dans un hôpital de Logroño, sous le nom d’emprunt de Mohamed Ben Battouche, de nationalité algérienne, le 18 avril dernier, Madrid semble avoir fait la sourde oreille et en paie le prix fort. De plus, les autorités espagnoles « refusent d’avouer que l’accueil de Brahim Ghali a été une maladresse diplomatique imprudente », fait remarquer Okdiario.

  • Des Marocains appellent au boycott des produits espagnols

    Au Maroc, de milliers de personnes dont des journalistes et activistes réagissent à la nouvelle tension entre le royaume et l'Espagne provoquée par l'admission d'urgence de Brahim Ghali, leader du Polisario dans un hôpital de Logroño, sous le nom d'emprunt de Mohamed Ben Battouche, de nationalité algérienne. Ils ont appelé au boycott des produits espagnols.

  • L'Espagne hausse le ton face au Maroc

    La crise diplomatique entre le Maroc et l'Espagne provoquée par l'hospitalisation de Brahim Ghali, chef du Polisario à Logroño, sous le nom d'emprunt de Mohamed Ben Battouche, de nationalité algérienne s'envenime. La première vice-présidente du gouvernement espagnol, Carmen Calvo accuse Rabat d'avoir dépassé « la limite de bon voisinage ».

  • L'Espagne évite tout contact de Ghali avec les services secrets marocains

    Les agents en charge de la surveillance de l'hôpital San Pedro de Logroño, où Brahim Ghali est admis depuis avril dernier, ont reçu l'ordre d'empêcher tout contact du leader du Front Polisario avec les services secrets marocains.

  • Audition de Brahim Ghali : un début de satisfaction pour le Maroc ?

    Brahim Ghali, leader du Polisario, admis d'urgence dans un hôpital de Logroño le 18 avril dernier devra comparaître devant la justice espagnole ce mardi 1ᵉʳ juin. Il est accusé de tortures, de viols et d'atteintes aux droits de l'Homme. Cette audition pourrait apaiser un tant soit peu les tensions entre le Maroc et l'Espagne.

  • Brahim Ghali s'était déjà rendu en Espagne, et le Maroc le savait

    Le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, s'était rendu secrètement en Espagne à au moins six reprises sous le gouvernement de Pedro Sánchez, avant son admission en avril, à l'hôpital de San Pedro de Logroño, selon des sources des services secrets espagnols.

  • L'Espagne écarte tout lien entre l'hospitalisation de Brahim Ghali et l'afflux massif de migrants à Sebta

    Arancha González Laya, ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération espagnole revient sur l'admission d'urgence de Brahim Ghali, patron du Polisario dans un hôpital de Logroño, non loin de Saragosse, sous le nom d'emprunt de Mohamed Ben Battouche, de nationalité algérienne. Elle écarte tout lien entre le désaccord avec Rabat sur ce sujet et l'arrivée de milliers de migrants marocains dans l'enclave espagnole de Sebta, lundi.

  • Nouvelles révélations sur l'affaire Brahim Ghali

    Des révélations publiées dans un journal espagnol tendent à prouver que l'Espagne voulait éviter une crise diplomatique avec le Maroc en envisageant de transférer le leader du Polisario Brahim Ghali au Portugal avant d'autoriser son admission d'urgence à l'hôpital de San Millán de la ville Logroño sous fausse identité.

  • Pour les Espagnols, leur gouvernement n'a pas joué la carte de la fermeté face au Maroc

    Les Espagnols estiment que leur gouvernement n'a pas joué la carte de la fermeté face au Maroc. C'est ce que révèle un sondage réalisé par le cabinet Sigma-Dos.

  • De nouvelles révélations sur l'évacuation du chef du Polisario en Espagne

    De nouvelles révélations ont été faites sur l'évacuation et l'admission d'urgence du secrétaire général du Polisario, Brahim Ghali dans un hôpital de Logroño, non loin de Saragosse, en Espagne le 21 avril dernier.

  • Crise migratoire à Sebta : l'appel de l'ONU au Maroc et à l'Espagne

    L'ONU a réagi à la crise migratoire majeure à Sebta (Ceuta). Elle appelle le Maroc et l'Espagne à trouver ensemble une solution.