L’Espagne écarte tout lien entre l’hospitalisation de Brahim Ghali et l’afflux massif de migrants à Sebta

- 20h40 - Espagne - Ecrit par : S.A

Arancha González Laya, ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération espagnole revient sur l’admission d’urgence de Brahim Ghali, patron du Polisario dans un hôpital de Logroño, non loin de Saragosse, sous le nom d’emprunt de Mohamed Ben Battouche, de nationalité algérienne. Elle écarte tout lien entre le désaccord avec Rabat sur ce sujet et l’arrivée de milliers de migrants marocains dans l’enclave espagnole de Sebta, lundi.

« Il s’agissait, et il s’agit tout simplement, d’une question humanitaire, d’une réponse humanitaire à une demande d’aide humanitaire d’une personne qui se trouvait dans une situation de santé très, très fragile », a déclaré Arancha González Laya dans une interview accordée à la radio Cadena Ser, tentant ainsi de justifier une fois de plus l’accueil de Brahim Ghali en Espagne. Elle dit ne pas concevoir que « l’on puisse mettre en danger la vie de mineurs dans la mer comme nous l’avons vu ces dernières heures à Ceuta » et que cela puisse être « une réponse à une action humanitaire ».

La cheffe de diplomatie espagnole a par ailleurs fait savoir que des responsables marocains, ont «  assuré  »  les autorités espagnoles que cet afflux de migrants dans l’enclave espagnole «  (n’était) pas le fruit du désaccord » entre les deux pays. Désaccord lié à l’hospitalisation du chef des séparatistes en Espagne.

En tout, 6 000 personnes ont rejoint l’enclave de Sebta lundi, selon les chiffres fournis par le ministère espagnol de l’Intérieur. Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska a fait savoir qu’environ 1 500 migrants ont déjà été expulsés vers le Maroc.

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