Les cartes bancaires explosent

- 02h38 - Maroc - Ecrit par : L.A

Les systèmes et moyens de paiement au Maroc ont désormais leur rapport annuel. Bank Al-Maghrib vient de publier la première édition, au titre de l’année 2006. Une publication qui retrace, en premier lieu, l’évolution de l’activité des quatre systèmes de paiement marocains.

Rien n’arrête l’essor des transactions par carte bancaire. Preuve en est, le développement des indicateurs financiers du Centre monétique interbancaire (CMI). A fin 2006, le système gère plus de 3,5 millions de cartes en circulation, soit 23% de plus que l’année précédente. Le nombre de guichets automatiques est passé de 2.133 à 2.761 sur un an.

Les transactions monétiques sont dominées par le retrait d’espèce. Ces opérations ont bondi de 13% en volume pour atteindre 55,5 millions. En valeur, elles ont progressé de 23% à 46 milliards de DH. Le nombre de paiements par carte est certes passé de 3,7 à 4,6 millions sur un an pour une valeur de 2,6 milliards de DH (plus 600 millions de DH par rapport à 2005). Mais ces chiffres restent marginaux par rapport à celui des retraits d’espèce.

A noter que le nombre de retrait réalisé par des cartes émises à l’étranger a augmenté de 27% pour atteindre 4,6 millions en volume et 6,5 milliards de DH en valeur. Les transactions réalisées par des cartes marocaines à l’étranger se sont chiffrées à 75.666 opérations portant sur 175 millions de DH. Les montants compensés par le Système interbancaire marocain des télécompensations (SIMT), dédié à la dématérialisation des échanges de chèques entre agences bancaires, ressortent à 804,6 millions de DH à fin 2006, soit une progression de 25% par rapport à l’année précédente. Rappelons que ce système a été généralisé à l’ensemble du territoire national en juillet dernier. Outre les chèques, la dématérialisation s’étendra également aux transactions des lettres de change. La Banque centrale a émis, le 7 juillet 2006, une circulaire de codification et de normalisation de ces échanges.

Le Système des règlements bruts du Maroc (SRBM) qui assure les transferts en temps réel des gros virements bancaires a traité 33.543 ordres pour un montant global de 1,064 milliard de DH, entre septembre et décembre 2006. Les transactions interbancaires dominent la quasi-totalité de ce montant (1,049 milliard), réalisée dans 32.507 opérations. Les règlements/livraisons des transactions sur les valeurs mobilières, réalisés par le système de paiement de Maroclear gère à fin 2006 une capitalisation de 816 millions de DH, en hausse de 32% par rapport à la même période de l’année dernière. En revanche, la valeur des opérations de règlement/livraison a diminué de 9% à 17,8 milliards de DH.

Lettre de change : Un modèle normalisé

Cette année, la Banque centrale est engagée dans un plan d’action pour finaliser le processus de dématérialisation de la lettre de change. Elle prépare un modèle normalisé dédié exclusivement aux échanges électroniques de ce moyen de paiement. Par ailleurs, BAM met en place un réseau télécom dédié aux échanges de données dans le cadre du SIMT. Elle élabore également un plan de continuité d’activité pour gérer les crises liées à ce système et un système de pénalités pour contrer les éventuelles fraudes de ces membres (banques, sociétés de Bourse...).

Par ailleurs, plusieurs évolutions affecteront l’activité du CMI à compter de cette année. Primo, l’extension du réseau de commerçant qui accepte le paiement par cartes. Secundo, la généralisation de l’émission des cartes à puces (EMV) munies de codes confidentiels. Sans oublier le développement escompté du e-commerce.

L’Economiste - Nouaim Sqalli

  • 1 milliard de dollars d'échanges commerciaux maroco-iraniens en 2006

    Le volume des échanges commerciaux entre le Maroc et l'Iran a atteint un milliard de dollars en 2006.

  • Le Maroc dépasse 2,5 millions de cartes Visa

    En monétique, le Maroc devance de loin les pays du Maghreb. Le Royaume vient de dépasser les 2,5 millions de cartes Visa. Ces cartes ont effectué plus de 55 millions d'opérations pour un montant global de 40 milliards de dirhams en 2006. « En fait, dans la région de l'Afrique francophone, les deux tiers de l'activité de Visa sont concentrés au Maroc », a tenu à préciser Daniel Paltrinieri, directeur régional de Visa International pour l'Afrique du Nord, de l'Ouest et du Centre, lors d'une conférence de presse, jeudi dernier, à Casablanca.

  • Paiement par carte : La mayonnaise prend

    Ce n'est pas un hasard si Bank al-Maghrib réserve une quarantaine de pages au paiement électronique dans son tout nouveau rapport sur les moyens de paiement. Le Maroc est le premier pays africain, hormis l'Afrique du Sud, en termes d'indicateurs monétiques. Un chiffre, 3 millions. C'est le nombre de cartes de paiement en circulation, fin juin 2007. À elles seules, Attijariwafa bank, BCP et BMCE Bank en ont émis plus de la moitié (56%). L'ensemble du parc croît d'environ 30% chaque année, selon les données du Centre monétique interbancaire (CMI). « Une évolution remarquable mais qu'il faut relativiser », prévient Daniel Paltrinieri, directeur régional pour Visa International. Il explique : « les pays de l'Est, qui étaient au point mort il y a quelques années, ont atteint en 4 fois moins de temps le niveau actuel du Maroc ».

  • E-commerce : nouveau virage pour les paiements en ligne

    Les trois millions de Marocains porteurs de cartes bancaires peuvent désormais les utiliser pour des achats en ligne sur lnternet. Ce changement, une première en Afrique, a pu se concrétiser grâce à la mise en place d'une plate-forme technique par le Centre Monétique Interbancaire.

  • Paiement électronique : Comment ça marchera

    Après plusieurs années d'attente, le système bancaire marocain se met à l'heure du e-commerce. A compter du 29 octobre dernier, vous pouvez payer vos achats ou vos prestations de service directement sur Internet, en utilisant votre carte bancaire. Le Centre Monétique Interbancaire (CMI) et Maroc Télécommerce (MTC) ont parachevé les plates-formes techniques nécessaires à l'accomplissement de ces transactions. « Encore faut-il trouver quoi acheter sur Internet », lance Azdine Mountassir Billah, directeur général de MTC.

  • 53 milliards DH de recettes douanières

    Les recettes douanières ont atteint en 2006 quelque 53 milliards de dirhams, en hausse de 6,5% par rapport au niveau enregistré en 2005, et ce malgré le démantèlement tarifaire induit par les différents des accords de libre-échange signés par le Maroc. Dans son rapport d'activité pour l'année 2006, l'ADII explique cette progression par le bon comportement des recettes au titre de la Taxe sur la valeur ajoutée, qui ont atteint quelque 22,5 MMDH (+13,4%), et de celles au titre des Taxes intérieures de consommation, qui se sont élevées à 15,7 MMDH (+3,2%).

  • Bancassurance : 3 milliards de chiffre d'affaires en 2006

    Bon cru pour la bancassurance en 2006. Le réseau bancaire toutes institutions confondues a récolté 3 milliards de primes, soit 30,2% de plus qu'en 2005. Toutefois, la contribution de cette activité demeure marginale dans le chiffre d'affaires global du secteur des assurances. Elle a certes progressé de 3 points, mais elle se limite à 20% seulement. Les commissions qui en découlent ont cru de 13,7% à 120,7 millions de DH, soit 10 points de progression en moins qu'en 2005. C'est ce qui ressort du bilan d'activité réalisé par la direction des Assurances et de la Prévoyance sociale (Daps) au ministère des Finances.

  • Fin 2007, plus d'un Marocain sur quatre aura un compte bancaire

    Les introductions en Bourse ont-elles « boosté » le taux de bancarisation du Maroc ? A voir l'affluence dans les agences bancaires en vue de souscrire aux opérations d'introduction, on est tenté de le croire. En fait, explique un banquier, l'ouverture de comptes à l'occasion d'une introduction en Bourse reste marginale. « En général, ceux qui achètent des actions sont des personnes qui ont une certaine culture de la Bourse et de l'investissement en Bourse, et ceux-là disposent déjà de comptes ». Il est vrai cependant, précise-t-il, qu'il y a de plus en plus d'ouvertures de comptes au niveau des sociétés de Bourse, en particulier au profit de membres de la famille, les enfants, par exemple. « Mais ce ne sont pas des comptes de dépôt. Ils servent seulement à donner des ordres d'achat ».

  • Les premiers pas du supermarché virtuel

    A quand la fin du bon vieux caddie ? En tout cas, pas dans l'immédiat, même si le concept fait ses premiers pas au Maroc. En effet, une société d'achat en ligne, Proxi-Business Maroc, a vu le jour il y a 3 ans à Marrakech. Son promoteur, Philippe Bourgeois, y croit dur comme fer : le supermarché virtuel a de l'avenir. Sur le site supermarche-marrakech, il est aujourd'hui possible d'acheter auprès des grandes surfaces de la place à partir de chez soi. La clientèle de Proxi-Business Maroc se compose à 80% de maisons d'hôtes et à 20% de particuliers. La société compte s'installer à Casablanca et à Rabat en 2008.

  • Les échanges entre le Maroc et la GB ont atteint 968 millions d'Euros en 2006

    Le commerce bilatéral entre le Maroc et la Grande Bretagne a été de l'ordre de 968 millions d'Euros en 2006. Les exportations britanniques vers le Maroc ont augmenté de 10 pc en 2006 par rapport à l'année précédente.