Comment améliorer les conditions des ouvrières marocaines en Espagne ?

- 06h20 - Espagne - Ecrit par : Bladi.net

Les conditions de travail des ouvrières marocaines dans les fermes de fraises à Huelva, en Espagne, inquiètent. Face à la situation de ces compatriotes, l’Instance nationale de coordination des associations féministes a émis plusieurs recommandations.

Une importante réunion s’est tenue le 8 janvier dernier et a rassemblé des représentants du ministère de l’Emploi et l’Instance, et quatre associations féminines, à savoir la Fédération de la ligue des droits des femmes, l’Union de l’action féministe, l’Association Jossour, et l’Association marocaine de lutte contre les violences faites aux femmes. Lors de cette rencontre, la question liée aux conditions de travail des ouvrières marocaines dans les fermes de fraises à Huelva en Espagne, a fait l’objet d’une attention particulière, rapporte Medias24.

S’il est reconnu une amélioration sur certains points, à savoir le dépôt électronique des candidatures, le logement, l’apprentissage de la langue, l’intégration culturelle, l’inspection du travail, le contrôle des fermes, il n’en demeure pas moins vrai, selon l’Instance, que nombre de problèmes persistent et rendent la vie difficile à ces ouvrières saisonnières.

En vue d’améliorer leurs conditions, les associations ont fait plusieurs recommandations. Il s’agit, entre autres, de la création d’un mécanisme commun avec les organisations de la société civile et son implication dans les différentes étapes de sensibilisation et de suivi des ouvrières, avec la mise à disposition d’un numéro vert dédié à la dénonciation des abus et aux urgences. Mais également, la délivrance aux ouvrières, de copies de leurs contrats de travail, traduits en arabe, avec une garantie des droits et obligations des deux parties signataires.

En outre, l’Instance nationale de coordination des associations féministes a insisté sur le renforcement de la protection de l’opération de sélection contre les intermédiaires et des règles de transparence, et enfin, le suivi et l’accompagnement des ouvrières après la fin de leurs contrats. Ce qui permettra leur facile intégration dans l’économie, par la création de projets générateurs de revenus.

  • Recrutement de nouvelles saisonnières marocaines en Espagne

    Le recrutement de nouvelles saisonnières marocaines pour la cueillette de fraises et fruits rouges dans la province de Huelva, au sud de l'Espagne, démarre en décembre 2019. En tout, 6.100 ouvrières saisonnières marocaines seront embauchées, en plus des 13 000 ouvrières ayant déjà travaillé dans les champs espagnols.

  • Des saisonnières marocaines sont déjà arrivées dans le sud de l'Espagne

    Des saisonnières marocaines sont déjà arrivées à Huelva, dans le sud-Espagne, grâce à l'Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC) pour procéder à la cueillette des fruits rouges.

  • Des ouvrières marocaines , victimes collatérales de la fermeture des frontières

    Sur un total estimé à 16 500 ouvrières saisonnières marocaines travaillant dans la cueillette des fraises en Espagne pour la saison 2020, seul un groupe de 7 086 personnes a pu rejoindre Huelva, compte tenu du contexte actuel.

  • L'Espagne va recruter 17.000 Marocaines

    Tout au long de cette semaine, les représentants du ministère espagnol du Travail au Maroc en coordination avec l'ANAPEC, procéderont, sous le regard de plusieurs hommes d'affaires andalous, à la sélection des ouvrières agricoles marocaines qui effectueront la cueillette de fraises en Espagne.

  • L'ONU juge "déplorables" les conditions de travail des saisonnières marocaines en Espagne

    Les conditions de travail des ouvrières saisonnières sont déplorables. Dans un message publié sur le site de l'Organisation des Nations Unies (ONU), le rapporteur spécial des Nations unies sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme (HCDH), Olivier De Schutter, a invité, vendredi, le gouvernement de Madrid et les entreprises espagnoles, à améliorer les conditions déplorables des migrants déployés dans les champs de fraises comme des " travailleurs essentiels".

  • Espagne : déjà 6.500 saisonnières marocaines recrutées

    La Fondation pour les travailleurs étrangers à Huelva (FUTEH), en coordination avec l'Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC) et les agents municipaux, vient de recruter 6.500 saisonnières marocaines pour la prochaine campagne de fraises à Huelva, en Espagne.

  • Maroc : le calvaire des femmes ouvrières agricoles

    Le Groupe des jeunes femmes pour la démocratie (GJFD), en collaboration avec la Fondation Heinrich Böll Rabat, se mobilise pour dénoncer le calvaire des ouvrières agricoles du Maroc, victimes des pires formes de violence et de discrimination en silence.

  • Espagne : 268 contrats de travail proposés aux ouvrières marocaines

    20.000 ouvrières saisonnières marocaines sont parties travailler dans les champs de fraise cette année, dans le cadre d'une convention entre le Maroc et l'Espagne. Pour pallier au manque de main d'oeuvre, la province de Ségovie, dans le centre du pays, a offert 268 contrats de travail.

  • Espagne : la souffrance des ouvrières marocaines

    Avant même leur arrivée en Espagne, un statut ainsi que des conditions de travail sont négociés en leur faveur. Et pourtant, les ouvrières marocaines qui partent travailler dans la cueillette saisonnière des fraises en Espagne se retrouvent dans des conditions effroyables. En témoignent les dernières plaintes déposées par elles, auprès de la police espagnole.

  • Espagne : des Marocaines contraintes de manger pendant le ramadan (vidéo)

    Le dossier des ouvrières marocaines dans les champs de fraise en Espagne repassera devant la justice. L'avocate des plaignantes a fait appel, après que ces dernières ont déposé une plainte auprès de la police nationale espagnole.