Le coup dur de la France qui fait trembler tout un secteur au Maroc
Le secteur marocain des centres d’appels vacille sous l’effet d’une nouvelle loi française. Alors que 50 000 emplois sont menacés, le ministre Younes Sekkouri lance une riposte stratégique pour diversifier les marchés et moderniser les services.
Véritable moteur de croissance, l’offshoring au Maroc a attiré 1,3 milliard de dirhams d’investissements en 2023. Ce secteur stratégique contribue annuellement au PIB à hauteur de 10 à 12 milliards de dirhams. Sur le plan social, il représente un gisement d’emplois crucial avec 120 000 postes directs, occupés majoritairement par des jeunes diplômés, et 50 000 emplois indirects dans les services mâtériels.
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Pourtant, une menace plane sur cet équilibre. Une nouvelle législation française restreignant les appels non sollicités pourrait impacter 80 % du volume d’affaires des centres tournés vers l’Hexagone. Selon Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, ce changement législatif met en péril entre 40 000 et 50 000 emplois, touchant particulièrement les petites et moyennes entreprises qui constituent 60 % du tissu de cette industrie.
Face à ce risque, le gouvernement déploie un plan d’urgence pour réduire la dépendance au marché français. L’objectif est de s’ouvrir vers de nouvelles destinations comme l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, ainsi que l’Afrique et l’Amérique latine. Pour réussir cette transition, les entreprises sont encouragées à abandonner le télémarketing traditionnel au profit de services à haute valeur ajoutée, tels que le support technique spécialisé ou le conseil.
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L’exécutif mise enfin sur l’innovation et la formation aux nouvelles technologies. Des mesures de soutien financier sont prévues, notamment des délais de paiement pour les charges fiscales et un accès facilité au financement. Pour assurer sa pérennité, le secteur doit désormais se spécialiser dans les domaines technologiques, financiers et de la santé, tout en intégrant pleinement l’intelligence artificielle.