La croissance du Maroc échappe aux tour-opérateurs

- 23h34 - France - Ecrit par : L.A

Le nombre de forfaits touristiques (voyages plus hôtels) vendus par l’ensemble des tour-opérateurs au Maroc est en recul de 3 % cette année. Tandis que le nombre de touristes français dans ce pays est en augmentation de 6 % à fin juillet.

Le Maroc est emblématique d’un nouveau mode de consommation : l’assemblage par les voyageurs d’un avion et d’une réservation d’hôtel sans passer par les services d’un tour-opérateur. Ainsi, le nombre de forfaits touristiques (voyages plus hôtels) vendus par l’ensemble des tour-opérateurs au Maroc est en recul de 3 % cette année. Tandis que le nombre de touristes français dans ce pays est en augmentation de 6 % à fin juillet.

"Cette tendance va s’accentuer" prédit Abbas Azzouzi, directeur général de l’office national marocain du tourisme. Déjà cette année, les ventes des voyagistes amenant des touristes au Maroc sont en recul de 2 % tandis que l’arrivée par vols secs (non packagée) est en hausse de 45 %.

Ce professionnel explique que le Maroc, une des premières destinations de vacances des européens, est devenue une destination familière. Grâce à la densification des dessertes aériennes à la faveur de la libéralisation du ciel marocain et à l’arrivée de compagnie aérienne low cost telle que Atlas Blue, Transavia (filiale d’Air France) et, vers de la Grande Bretagne, de Ryanair, les voyageurs les plus familiers avec les déplacements touristiques cherchent à faire des économies en se débrouillant seuls.

"Le Maroc devient ainsi une destination de courts séjours, comme les grandes villes d’Europe", se félicite Abbas Azzouzi. Cette tendance est encouragée par l’émergence, notamment autour de la ville de Marrakech, d’offre de résidences vendues à des européens.

Internet facilite cette émancipation des touristes, notamment sur les axes les plus fréquentés. Malheureusement pour les professionnels du voyages, ces destinations sont également celles qui font l’objet de la concurrence la plus vive entre les professionnels qui vont donc devoir faire preuve d’imagination pour se distinguer et justifier le recours à leurs services.

La Tribune - Héléna Dupuy

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