Nouveau découpage communal au Maroc ?

- 23h54 - Maroc - Ecrit par : L.A

Un projet de nouveau découpage communal est actuellement à l’étude. Il a fait partie des points inscrits, hier, à l’ordre du jour de la réunion au siège du ministère de l’Intérieur, des walis et gouverneurs. Une réunion qui « s’intègre dans le cadre des rencontres périodiques entre l’Administration centrale et les représentants de l’Administration territoriale ». Seulement le projet suscite bien des questions. Pourquoi maintenant ? Pour la simple raison, indique-t-on à L’Economiste, qu’il « faut se préparer dès maintenant aux prochaines échéances électorales ». En effet, les élections communales devront se dérouler en septembre 2009.

« Il entre aussi dans le cadre du renforcement de la décentralisation et de la déconcentration », ajoute la même source. La décision de procéder à un nouveau découpage a été « dictée par des impératifs démographiques et aussi socio-économiques », souligne-t-on. Une commission locale et provinciale va se pencher sur l’élaboration du projet. Il sera ensuite examiné, vers fin mai 2008 par une commission centrale.

Selon une source du ministère de l’Intérieur, le projet de nouveau découpage sera élaboré parallèlement au projet de révision de la Charte communale. Cette dernière, entrée en vigueur en 2002, ne répondrait plus « aux exigences de bonne gouvernance ». L’on veut aujourd’hui « améliorer la gouvernance locale, clarifier les rôles des élus et des gestionnaires de l’Administration locale » et également revoir les « outils et moyens de partenariat entre les différents intervenants ». Autrement dit, l’on cherche à instaurer de nouveaux rapports entre élus et autorité territoriale. Il est vrai que ces rapports sont restés jusqu’à maintenant assez diffus, le citoyen n’arrivant pas à faire la distinction entre le rôle de l’élu et celui de l’autorité.

La révision de la Charte communale doit, en principe, permettre de hisser certains conseils communaux au niveau de conseils de la ville. Ce sera le cas de villes qui ne répondaient pas en 2002 au critère démographique de 500.000 habitants. L’on se souvient du cas de Meknès dont la population s’était massivement mobilisée pour réclamer un statut de cité régie par un Conseil de la ville. Les Meknassis avaient alors manifesté leur colère par de nombreux sit-in estimant que la population totale dépassait largement le nombre de 500.000 personnes requis pour prétendre à un conseil de la ville. Les statistiques prises en compte étaient, effectivement, celles du recensement général de la population de 1994 et qui n’attribuaient à Meknès qu’une population de 480.000 personnes. La cause des Meknassis et aussi celle des habitants de Kénitra seront, peut-être, entendues grâce à la révision de la charte communale.

L’Initiative nationale de développement humain (INDH) a également été à l’ordre du jour de la réunion. Les participants ont ainsi discuté des « moyens à même d’insuffler une nouvelle dynamique pour la réalisation des différents projets » inscrits dans le planning de l’INDH, a indiqué Aziz Dadès, gouverneur, coordonnateur national de l’Initiative. Un certain nombre de procédures ont été arrêtées avec les walis et gouverneurs pour accélérer le rythme de réalisation des projets initiés par l’INDH. Ces derniers ont été au nombre de 12.000 depuis le lancement de l’Initiative en 2005. Ils ont bénéficié à quelque trois millions de personnes.

Question de sécurité

La question sécuritaire n’a pas été absente de la réunion des walis et gouverneurs. On en a discuté. Selon Mohamed Fassi Fihri, wali inspecteur général de l’Administration territoriale au ministère de l’Intérieur, il s’agit de « faire un travail de proximité qui devra permettre de renforcer l’Administration territoriale et aussi les moyens d’action des différents services ». Des mesures seront prises en prévision des fêtes de fin d’année, indique-t-on.

L’Economiste - J.E. Herradi

  • Le nouveau découpage communal fin prêt

    Quelque 14 communes rurales et 2 urbaines ont été créées et 20 communes rurales ont été transformées en communes urbaines. Le projet d'adaptation du découpage communal pour l'année 2008 présenté mercredi à Rabat, en présence des représentants des partis politiques et de présidents des conseils locaux porte également sur la fusion de 10 communes en zone rurale.

  • INDH : 12.000 projets pour 3 millions de bénéficiaires

    Le nombre de projets réalisés ou en cours de réalisation dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain a atteint, entre septembre 2005 et septembre 2007, 12.137 pour trois millions de bénéficiaires.

  • Le passeport biométrique dès juillet prochain

    Après la carte d'identité nationale, c'est au tour du passeport de subir des transformations pour devenir biométrique. C'est ce qui ressort d'un rapport du département de Chakib Benmoussa, distribué vendredi dernier aux députés de la commission de l'Intérieur et de la décentralisation. Les passeports biométriques devront être réalisés dès juillet prochain.

  • 3 milliards dh pour l'INDH en 2008

    Une enveloppe de 3 milliards de dirhams a été consacrée à la réalisation du plan d'action de l'Initiative nationale pour le développement humain au titre de l'année 2008, soit 2 milliards de crédits de paiement et 1 milliard de crédits d'engagement.

  • 400.000 bourses pour les primaires d'ici septembre 2008

    Si, quantitativement, les objectifs sont atteints en matière de scolarisation, qualitativement, il reste encore à faire. Le Conseil supérieur de l'enseignement, qui vient de boucler sa session ordinaire, a eu tout le loisir d'en débattre. Par rapport à la généralisation de la scolarisation, les niveaux atteints sont de 95%, mais il s'agit des élèves inscrits. Encore faut-il qu'ils n'abandonnent pas en cours de route. D'où l'éternel problème de la déperdition.

  • Le gouvernement « re-arabise » l'Administration

    L'élaboration d'un projet de décret a été enfin finalisée pour qu'une mouture finale finisse par atterrir au secrétariat général du gouvernement qui devrait y mettre les dernières touches avant de la soumettre au processus habituel d'adoption.

  • Feuille de route du gouvernement, les premiers détails

    C'est vers la fin février, au plus tard à la mi-mars que Abbas El Fassi dévoilera sa feuille de route. L'exercice n'est pas simple puisqu'il s'agira de compiler les plans d'actions des différents départements et de les fusionner. La preuve, une grande équipe à la Primature ne fait que cela depuis début janvier. Au sein du gouvernement on reconnaît volontiers que le temps presse et on est conscient qu'il faudra très rapidement donner du concret, surtout que la déclaration faite par le Premier ministre devant le Parlement remonte tout de même au 24 octobre dernier.

  • Quatre tramways, un métro et un RER pour Casablanca

    Le tracé définitif du futur réseau de transport en commun en site propre (TCSP) pour Casablanca a été dévoilé, le jeudi 22 novembre, par le Conseil de la ville. Au total, six lignes de transport de masse sont retenues (4 lignes de tramway, 1 ligne de métro et 1 ligne de RER). Ce réseau à terme aurait un linéaire de 160 km à l'horizon 2030.

  • Al Omrane veut construire 17.300 villas économiques d'ici 2009

    Pour les professionnels comme pour le ministère de l'habitat, de l'urbanisme et du développement territorial, le concept de villa économique a un bel avenir devant lui. « C'est un produit qui a connu un grand succès ». Les propos sont de Abdelmalek Latifi, directeur de la promotion immobilière au ministère de l'habitat et de l'urbanisme. C'est pour cette raison que le groupe public Al Omrane a décidé de lancer la construction de 17.315 villas (dont une bonne partie dans les régions de Marrakech et Agadir) sur les deux années à venir, contre 9000 pour la première tranche du programme lancé en décembre 2005.

  • La BAD prète 151 millions d'euros au Maroc pour un projet thermosolaire

    La Banque africaine de développement a accordé au Maroc 151,4 millions d'euros de prêt additionnel en vue de compléter le financement d'un projet de centrale thermosolaire à Aïn-Beni-Mathar, localité située au nord est du royaume. Le prêt consenti devrait permettre à la centrale d'Aïn-Beni-Mathar d'accroître sa puissance jusqu'à 470 MW dont 20 MW d'origine solaire.