Dominique Strauss-Kahn empoche un pactole au Maroc

26 février 2020 - 11h20 - Economie - Ecrit par : G.A

Après ses déboires avec la justice et ses ennuis dans le monde des affaires, Dominique Strauss- Kahn a eu le temps et l’opportunité de se remettre à flot par le biais de son cabinet de conseil, domicilié au Maroc. Avec Parnasse International, l’ancien directeur du FMI s’est fait une fortune colossale et n’envisage pas un retour en politique.

Les activités de DSK à la tête de Parnasse International depuis 2012, lui ont rapporté quelque de 21 millions d’euros, en termes de bénéfices entre 2013 et 2018. Selon l’Obs, qui a reçu cette confidence d’une source proche de l’homme, "Dominique Strauss-Kahn n’a jamais gagné autant d’argent de sa vie." Le journal va plus loin et révèle que l’ancien patron du FMI n’aurait pas payé d’impôt sur cette somme jusqu’à 2018. Il a eu l’intelligence "d’installer sa société dans la zone franche de Casablanca, où les sociétés ne payent pas de taxes les cinq années qui suivent leur installation".

DSK, en tant que seul employé et unique actionnaire, s’est versé de confortables dividendes qui font de lui un homme bien plus loti que "de nombreux patrons du CAC 40". Depuis 2014, l’ancien ministre a bâti sa petite fortune en jouant les apporteurs d’affaires pour des organismes privés et en conseillant des dirigeants au Togo, au Mali, au Niger ou encore en République démocratique du Congo, révèle l’Obs. "Je ne suis peut-être pas le meilleur économiste, ni le meilleur politique. Mais dans l’interstice entre les deux, je ne suis pas le plus mauvais", assure-t-il à ses proches.

Mais avant d’atteindre ce niveau qu’envient bien d’hommes et de femmes de sa génération, DSK est passé par de sombres moments. Des banques lui ont fermé la porte au nez en refusant de le recruter en raison de sa réputation. Pire encore, la BNP, sa propre banque de dépôt, a stoppé toute relation avec lui. Et pour couronner le tout, sa société Leyne Strauss-Kahn & Partners, montée avec l’homme d’affaires israélien, Thierry Leyne, en 2013, a connu un échec retentissant, avec 100 millions d’euros de dettes et 150 clients laissés en rade. Son associé s’est suicidé en octobre 2014, et une enquête a été ouverte et confiée à trois juges d’instruction.

DSK est toujours poursuivi pour complicité d’escroquerie en bande organisée dans cette affaire pour laquelle certains investisseurs lésés n’auraient pas porté plainte. Et cela fait partie des raisons pour lesquelles DSK semble mettre un point final à ses ambitions politiques. Car, selon Jean-Marie Le Guen, l’ancien secrétaire d’État aux relations avec le parlement, "il a conscience que les électeurs lui reprocheront pendant longtemps d’avoir trahi la confiance qu’ils avaient placée en lui".

Sujets associés : Casablanca - Bénéfice - Dominique Strauss-Kahn

Ces articles devraient vous intéresser :

Dominique Strauss-Khan et son épouse radieux à Marrakech

Habitué du festival international du film de Marrakech, l’ancien directeur général du FMI Dominique Strauss-Khan accompagné de son épouse Myriam L’Aouffir, a marqué de sa présence la cérémonie d’ouverture de la 19ᵉ édition. Le couple a affiché un...

Dominique Strauss-Kahn a failli devenir ministre au Maroc

Le nom de Dominique Strauss-Kahn (DSK) avait été évoqué dans l’entourage du roi Mohammed VI pour remplacer Mohamed Boussaid, ministre des Finances limogé par le souverain le 1ᵉʳ aout 2018.

Bénéfice record pour le Groupe OCP en 2022

L’année 2022 a été florissante pour le groupe OCP avec une performance bien au-delà de celle enregistrée en 2021, avec un chiffre d’affaires de 114,6 milliards de dirhams.

Au Maroc, les agences de voyage retrouvent le sourire

Après deux ans de perturbations en raison de la crise de Covid-19, les agences de voyages marocaines retrouvent le sourire, tant les réservations de voyages explosent.

Maroc : du changement pour l’impôt sur le revenu

Au Maroc, des ajustements ont été apportés à l’Impôt sur les sociétés (IS) et l’Impôt sur le revenu (IR) dans le cadre de la Loi de finances 2024.