Maroc : les demandes d’Amnesty International pour la Journée de la femme

- 21h20 - Maroc - Ecrit par : G.A

Amnesty International demande "la modification de tous les articles discriminatoires qui meublent encore le code pénal". L’ONG saisit l’opportunité de la journée mondiale de la lutte pour les droits de la femme, pour renouveler cet appel formulé au gouvernement, il y a quelques mois.

L’ONG appelle le gouvernement El Othmani à "œuvrer afin que cesse la discrimination et la violence à l’égard des femmes, que ce soit en droit ou dans la pratique". Elle propose entre autres de "s’arrêter sur le phénomène du mariage des mineurs", de "criminaliser le viol conjugal", de "protéger les victimes de viol", de "s’abstenir de criminaliser les relations sexuelles entre adultes en dehors de l’institution du mariage, l’homosexualité et l’avortement", de "donner aux femmes le droit de disposer librement de leur corps", de "prendre des choix en matière de procréation", et enfin d’"améliorer leurs conditions en leur permettant d’accéder à des avortements sûrs et légaux".

Amnesty International continue d’œuvrer à ce que le gouvernement marocain facilite "l’adoption d’un cadre législatif et réglementaire complet pour éliminer les violences sexuelles", la "prise de mesures rendant plus facile l’accès des victimes à des recours juridiques", en plus d’un "soutien pour un traitement médical approprié", y compris "l’accès à la contraception d’urgence", et "l’accès à des procédures d’avortement sûres et légales".

  • Affaire Omar Radi : le Maroc met la pression sur Amnesty International

    Aucune preuve qui étaye les allégations. C'est la position du gouvernement marocain qui se dit être toujours dans l'attente d'éléments scientifiques et concrets qui démontrent les graves accusations à l'encontre du Maroc dans le dossier « Omar Radi ».

  • Amnesty International exige la libération de Hajar Raïssouni

    Après les professionnels des médias qui étaient montés au créneau en recourant aux services d'un avocat afin de connaître de cette affaire, c'est au tour d'Amnesty International de s'indigner et d'appeler les autorités marocaines à “libérer immédiatement" Hajar Raïssouni et à "abandonner toutes les charges retenues” contre la journaliste d'Akhbar Al Yaoum, “accusée d'avoir avorté et d'avoir eu des relations sexuelles hors mariage”.

  • Affaire Omar Radi : la réponse d'Amnesty International au Maroc

    Amnesty International a donné suite à la requête du chef du gouvernement, Saâdeddine El Otmani lui demandant de lui fournir les "preuves matérielles" de ses allégations sur le Maroc. Selon l'organisation, les autorités marocaines auraient, à l'aide du logiciel d'espionnage Pegasus, piraté le téléphone du journaliste et militant Omar Radi condamné en mars dernier pour avoir critiqué le verdict prononcé par un magistrat contre des membres du "Hirak".

  • Affaire Omar Radi : le Maroc réclame des preuves à Amnesty International

    Les autorités marocaines ont démenti les allégations d'Amnesty International selon lesquelles elles avaient espionné le journaliste Omar Radi. Elles exigent des preuves.

  • Le Maroc rejette encore le rapport d'Amnesty International

    Les autorités marocaines rejettent totalement les informations portées par l'ONG Amnesty international sur le royaume et présentées dans son dernier rapport annuel sur la situation des droits de l'homme dans la région.

  • Amnesty International alerte contre les "répressions" au Maroc

    Amnesty international a jugé attentatoire, la campagne de "répression" menée par les autorités marocaines contre les opposants, doublée d'arrestations sans fondement.

  • Au Maroc, les langues se délient chez des femmes victimes de violences sexuelles

    Le collectif Masaktach a lancé un appel aux femmes victimes de violences à briser le mur du silence et à laisser, de façon anonyme, le récit du drame qu'elles ont vécu. Depuis, les témoignages fusent de part et d'autre, montrant l'enfer des violences que certaines femmes sont obligées d'affronter chaque jour.

  • Maroc : à quand l'égalité dans l'héritage entre l'homme et la femme ?

    Au Maroc, la célébration de la Journée mondiale de la femme, est une occasion rêvée pour les voix du "mouvement des femmes au Maroc" de réclamer l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et d'œuvrer pour la consécration de l'égalité des sexes dans divers domaines.

  • Droits de l'Homme au Maroc : le bilan inquiétant d'Amnesty International

    Amnesty International a publié son rapport 2021 sur la situation des droits humains dans le monde, notant qu'au Maroc le bilan est toujours sombre.

  • Conjoints agressifs au Maroc : un phénomène inquiétant

    57 % des 17 000 cas de violences à l'égard des femmes, enregistrés annuellement au Maroc, sont imputés au conjoint, selon les chiffres communiqués par le directeur des affaires pénales et de la réconciliation au ministère de la Justice.