Ubisoft créer la première école de jeu vidéo au Maroc

- 17h57 - Maroc - Ecrit par : L.A

Trois en un. Marocains, Canadiens et Français lancent le Campus Ubisoft. Première école de formation pour jeu vidéo au Maroc. C’est la société du même nom qui compte parmi les plus gros éditeurs mondiaux d’animation 3D qui chapeaute le projet. Elle est installée à Casablanca depuis 1998 et compte 65 salariés. Ubisoft, lors de son 10e anniversaire, avait même annoncé de passer à 200 développeurs d’ici trois ans. Le lancement de Campus Ubisoft confirme cette stratégie : une matière grise locale performante à un coût concurrentiel (formation et salaires).

Dès octobre, l’école ouvrira ses portes. Quant à la sélection des futurs étudiants, « elle débute à partir de juin », précise Cyril Vermeil DG d’Ubisoft Maroc. Deux critères sont déterminants : Technicité informatique et créativité artistique.

Positionnement

Le Campus va s’implanter à l’Institut polytechnique, dans les environs de la route d’El Jadida. Ce sont les Québécois, Cégep de Matane, qui vont assurer le rôle de coordinateur pédagogique. D’autres partenaires académiques sont mis à contribution : l’Université Al Akhawayn et l’École nationale du jeu et des médias interactifs numériques d’Angoulême, basée en France. La formule du financement est alléchante. Les frais de formation seront pris en charge par l’Anapec et Ubisoft. En contre partie, « les lauréats seront payés à 5.000 DH par mois durant la première année d’embauche », précise-t-on. Un stage de formation de 6 mois, payé au Smig, complétera la formule. C’est « un modèle mixte qui regroupe formation technique et universitaire », soulignent les fondateurs. Au menu, programmation à l’animation et modélisation 3D, design, conception de niveaux de jeu. Même la gestion de projets est prévue.

Le positionnement d’Ubisoft à Casablanca ne doit pas surprendre. Ses troupes marocaines ont déjà fait leurs preuves en créant, en novembre dernier, un jeu vidéo à 100% made in Morocco.

Ceci a nécessité à son équipe à peine 9 mois et 16,5 millions DH. Une prouesse lorsqu’on sait que le coût de production d’un jeu vidéo peut « atteindre les 220 millions de DH et exige en moyenne un an de travail ».

Nos développeurs ont une autre performance à leur actif, plus actuelle. La conception et la pré-production du dernier long-métrage « Prince of Persia ». Son tournage, piloté par les studios Disney, a récemment démarré à Ouarzazate. C’est « la première fois qu’un film de cette envergure est basé sur un jeu vidéo », avait déclaré le DG d’Ubisoft Maroc.

Le Maroc va-t-il saisir sa chance : un hub industriel de l’animation 3D ? Cette opportunité d’investissement est symbolisée par la convergence du cinéma avec le jeu vidéo.

L’éventuelle signature d’un mémorandum pour une industrie 3D fait son chemin. De sources sûres, « des discussions ont été tenues dans ce sens, lors d’un récent voyage à Paris, entre le ministère des nouvelles technologies, les tops managements de Casanearshore, et de la CDG », avec des représentants du secteur en France. N’empêche que notre gouvernement doit se remuer. L’Inde a déjà investi ce filon : à Poona, au Sud- est de Bombay, l’achat à la mi-avril du studio indien de Gameloft par Ubisoft le confirme. C’est la première acquisition du genre en Asie du sud-est.

Source : L’Economiste - Faiçal Faquihi

  • Ubisoft quitte le Maroc

    Le campus Ubisoft, ouvert en octobre 2008 à Casablanca, a fermé définitivement ses portes le 10 avril dernier.

  • Ubisoft Maroc fait du cinéma pour Disney

    Disney a démarré à Ouarzazate la production d'un film à gros budget basé sur le jeu vidéo d'Ubisoft « Prince of Persia et les sables du temps ». C'est l'équipe d'Ubisoft Maroc qui a réalisé la conception et la pré-production du dernier opus de Prince of Persia « Les deux trônes ».

  • Ubisoft lance deux jeux vidéo entièrement produits au Maroc

    L'éditeur de jeux vidéo Ubisoft présentera, lundi 1er septembre, deux jeux développés à 100% au Maroc. C'est la première fois que l'éditeur a fait confiance à son studio local pour développer intégralement un jeu. Mieux, il s'agit de deux licences phares de l'éditeur, à savoir « Prince of Persia 3 » et « Rayman raving rabbits », qui seront lancés sur le marché durant la période de Noël. Ces jeux ont nécessité respectivement 9 et 18 mois de développement et deux équipes de 40 personnes chacune.

  • La petite saga des jeux vidéo

    La saga de la 3D et des jeux vidéo ne fait que commencer au Maroc. A l'origine de ce mouvement, la vulgarisation du Net, mais aussi et surtout l'implantation de l'éditeur de logiciels et jeux interactifs, Ubisoft, qui a permis l'émergence de ce nouveau type de profils sur le marché.

  • Le dernier Rayman 100% Marocain

    Joli coup d'Ubisoft pour marquer ses dix ans d'implantation au Maroc. Cet opérateur de l'industrie de divertissement vient de lancer un jeu vidéo créé à 100% par une équipe marocaine. Il a fallu « neuf mois et 16,5 millions DH pour le concevoir », précise le chef de projet, Houssem Belkhouja. C'est le budget minimum. Le coût de production d'un jeu vidéo peut « atteindre les 220 millions DH et exige en moyenne un an de travail », souligne pour sa part le DG d'Ubisoft Maroc, Cyril Vermeil.

  • Une première université internationale privée au Maroc

    La première université internationale privée du Maroc devrait ouvrir ses portes en septembre 2009. Nécessitant 180 millions d'euros d'investissements sur cinq ans, ce projet, porté par l'ambassadeur du Maroc en France, Fath-allah Sijilmassi, et Jean-René Fourtou, PDG de Vivendi, a obtenu du Maroc un terrain de 20 hectares dans la future Technopolis de Rabat.

  • Casablanca perce dans le jeu vidéo grâce au coup du lapin

    Sorti à l'occasion des fêtes de Noël, Rayman contre les lapins encore plus crétins, jeu vidéo grand public d'Ubisoft, vient d'être conçu et réalisé de A à Z à Casablanca, dans l'unique studio d'édition de jeu vidéo du monde arabe. Une première pour cette filiale d'un des leaders mondiaux des jeux vidéo cantonnée jusque-là à la création de personnages secondaires. « Tout l'enjeu pour nous a été de mettre en scène un lapin qui se prend pour un humain dans des situations jugées stupides ou comiques par des joueurs américains ou français », s'amuse Younes, à peine trentenaire et déjà responsable d'équipe.

  • Enseignement, encore un rapport, à quand les solutions ?

    « Cinquante ans après l'indépendance, le Maroc s'interroge toujours sur son école. » Ainsi commence le premier rapport du Conseil supérieur de l'enseignement (CSE), un organe créé par la constitution et exclusivement dédié à l'éducation et à la formation. Il faut dire que huit ans après la mise en chantier, en 2000, de la Charte d'éducation et de formation, et à deux ans de l'échéance (2010) fixée par la charte pour la mise en œuvre des grands chantiers de la réforme de l'école marocaine, le Maroc est loin d'être sorti d'affaire.

  • « L'école pour tous », y arriverons-nous ?

    « L'école et l'université marocaines ne parviennent pas encore à remplir de manière satisfaisante toutes leurs missions à l'égard des apprenants et de la société ». C'est un des constats dressés par le Conseil supérieur de l'enseignement dans son rapport annuel 2008. Quatre volumes sur l'état et les perspectives du système d'éducation et de formation ont été présentés mercredi 16 avril au Souverain. Nous avions déjà traité le volume analytique et l'atlas graphique. Le diagnostic dressé est alarmant : un système marqué par des taux de rendement faibles, un niveau de déperdition élevé, des acquis pédagogiques faibles, la banalisation des incivilités et une insertion professionnelle en deçà des attentes.

  • Six universités marocaines parmi les meilleurs "business schools" 2008

    Six Universités, écoles et instituts marocains sont à l'honneur dans le classement des meilleurs "business schools" mondiales 2008. Il s'agit de l'Université "Al-Akhawayne" d'Ifrane, l'Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises de Casablanca, l'Institut des Hautes Etudes de Management de Casablanca, l'Ecole Supérieure du Commerce et des Affaires de Casablanca, l'Ecole Nationale de Commerce et de Gestion de Settat et l'Université Mohammed V de Rabat-Agdal.