L’école marocaine entre acquis et dysfonctionnements

- 14h04 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le premier rapport du Conseil supérieur de l’enseignement souligne que l’école marocaine a enregistré de véritables acquis, malgré des dysfonctionnements qui subsistent.

Les acquis concernent la généralisation de l’enseignement, avec un taux de 94% de scolarisation au niveau du primaire durant l’année scolaire 2006-2007, et l’accueil d’environ un million d’enfants supplémentaires par rapport à l’année 2000.

Les réalisations portent également sur l’augmentation du taux de scolarisation. Le taux de scolarisation des filles en milieu rural a enregistré une hausse passant de 62% en 2000 à 88% en 2007.

La capacité d’accueil et le taux de couverture du milieu rural en termes d’écoles est passé de 28% en 2001 à 46% en 2007 avec la construction de plus de 1600 écoles depuis 2000. Le budget alloué à l’éducation et à la formation a connu une hausse annuelle de plus de 6% depuis 2001. En 2008 26% du budget de l’état ont été alloués à l’éducation.

Le rapport a aussi relevé plusieurs dysfonctionnements dont la déperdition scolaire dont le nombre annuel avoisine les 390.000 élèves, et l’augmentation du taux de redoublement. Sur 100 élèves inscrits en 1ère année de l’enseignement primaire, 13 seulement obtiennent le baccalauréat.

Le rapport a également fait état d’une faiblesse sur le plan du rendement externe du système éducatif et de la maîtrise des connaissances de base, principalement au niveau des langues.

  • « L'école pour tous », y arriverons-nous ?

    « L'école et l'université marocaines ne parviennent pas encore à remplir de manière satisfaisante toutes leurs missions à l'égard des apprenants et de la société ». C'est un des constats dressés par le Conseil supérieur de l'enseignement dans son rapport annuel 2008. Quatre volumes sur l'état et les perspectives du système d'éducation et de formation ont été présentés mercredi 16 avril au Souverain. Nous avions déjà traité le volume analytique et l'atlas graphique. Le diagnostic dressé est alarmant : un système marqué par des taux de rendement faibles, un niveau de déperdition élevé, des acquis pédagogiques faibles, la banalisation des incivilités et une insertion professionnelle en deçà des attentes.

  • 44% de réussite au bac 2008

    Un vrai paradoxe ! Alors que le nombre de nouveaux bacheliers accuse un net recul, celui des mentions explose. En effet, 35% des heureux élus ont obtenu une mention au moins « assez bien », soit 14% de plus qu'en 2007. Tel est le premier enseignement inspiré par les résultats du bac que le ministère de l'Education nationale vient de publier. Le nombre de nouveaux bacheliers sous le nouveau régime n'a guère dépassé 95.242 sur 228.110 candidats, soit un taux de réussite de 44%.

  • La pauvreté a baissé de 6,3 points selon le HCP

    Des progrès notables ont été réalisés en matière d'amélioration des conditions de vie des Marocains entre 2001 et 2007, selon le Haut commissariat au plan. Le taux de pauvreté a baissé durant cette période de 6,3 points pour se stabiliser à 9% au lieu de 15,3%, selon une enquête menée du 1er décembre 2006 au 30 novembre 2007 par le HCP.

  • Six millions d'élèves sur les bancs de l'école cette année

    224.000. C'est le nombre des nouveaux inscrits à l'école marocaine au titre de la rentrée 2008-2009. « Un chiffre en hausse de 4% par rapport à l'année précédente », affirme Latifa El Abida, secrétaire d'Etat chargée de l'enseignement scolaire.

  • Hausse de 89% des abonnés à la téléphonie fixe en 2007

    Le nombre des abonnés à la téléphonie fixe a atteint l'année dernière 2.393.767 contre 1.266.119 abonnés en 2006, soit une hausse de 89 pc, indique le rapport 2007 de l'Agence nationale de réglementation des télécommunications.

  • 3340 instits payés à chômer !

    Le dispatching du corps enseignant a de quoi donner le vertige au plus brillant des comptables. Alors prenez vos calculettes et essayez de comprendre comment il se fait que 3.340 enseignants du primaire n'ont pas de tableau de service (ndlr, pas de classe) et qu'en même temps les écoles du Royaume souffrent d'un déficit de 1.390 instituteurs !

  • Enseignement, encore un rapport, à quand les solutions ?

    « Cinquante ans après l'indépendance, le Maroc s'interroge toujours sur son école. » Ainsi commence le premier rapport du Conseil supérieur de l'enseignement (CSE), un organe créé par la constitution et exclusivement dédié à l'éducation et à la formation. Il faut dire que huit ans après la mise en chantier, en 2000, de la Charte d'éducation et de formation, et à deux ans de l'échéance (2010) fixée par la charte pour la mise en œuvre des grands chantiers de la réforme de l'école marocaine, le Maroc est loin d'être sorti d'affaire.

  • 2,7% de taux de croissance en 2007

    Le Haut commissariat au plan (HCP) avait plus ou moins vu juste. Le département de Lahlimi vient d'annoncer que le Maroc a réalisé un taux de croissance de 2,7% en 2007 au lieu de 2,2% qui figurait sur les comptes prévisionnels. A signaler que le taux de 2,7% est provisoire en attendant la révision et la publication des comptes nationaux définitifs en 2010.

  • Baisse de la population active au Maroc

    La population active âgée de 15 ans et plus comptait, au terme du quatrième trimestre de l'année 2007, un effectif de 10.963.000 personnes au Maroc, enregistrant une baisse globale de 1,7% par rapport à la même période de l'année 2006.

  • Les résultats du bac au Maroc, un cru moyen

    Les résultats du premier tour du bac nouvelle formule sont tombés. Finalement, il n'y a pas de grosses surprises. Le nombre de candidats pour la première session du bac 2008 est sensiblement proche de celui de l'année écoulée. En effet, ils étaient 294.115 candidats, et, à l'arrivée, seulement 83.131 jeunes ont été admis, soit un taux de réussite de 39%. Pour cette année, sur plus de 300.000 candidats, dont 44,8% de filles, 83.064 ont réussi à décrocher le fameux sésame indispensable aux études supérieures, soit un taux de réussite de 38,11%, dont 51% de filles.