L’Espagne juge « inacceptable » l’attitude du Maroc

- 08h00 - Espagne - Ecrit par : P. A

La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, juge « inacceptable » l’attitude du Maroc qui a laissé des milliers de mineurs traverser illégalement les frontières espagnoles.

« Nous exigeons du Maroc et de tout autre pays le respect. C’est un principe clé de la coexistence dans les sociétés civilisées et modernes », a déclaré samedi Margarita Robles dans une interview accordée à la RTVE en marge de la célébration de la Journée des forces armées, ajoutant que l’utilisation des mineurs pour « se moquer des frontières de l’Espagne » n’est « pas acceptable » et viole le droit international humanitaire.

La ministre a saisi l’occasion pour remercier les forces de sécurité, les forces armées, les ONG et toute la population de Ceuta pour les efforts humanitaires qu’ils ont déployés pendant cette crise. « Je crois que la société espagnole est fière de ses militaires », a souligné Robles, saluant la « volonté de service, la générosité et le dévouement » de l’armée qui a joué son rôle en tant que garant de la « paix et de la sécurité », de la défense de l’intégrité territoriale et de protection des personnes vulnérables.

  • Pedro Sánchez juge « inacceptable » la réaction du Maroc

    Le premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, juge « inacceptable que l'immigration ait été utilisée dans ce conflit », faisant allusion à l'attitude du Maroc qui a laissé des milliers migrants arriver en masse à Ceuta entre le lundi 17 et le mardi 18 mai. Toutefois, il a rassuré que l'Espagne reste un allié sûr du Maroc au sein de l'Union européenne.

  • Le Maroc empêche une dizaine de jeunes d'entrer à Ceuta

    Le Maroc a interpellé une dizaine de jeunes qui ont tenté de traverser la frontière vers Ceuta. Depuis l'entrée en masse les 17 et 18 mai, de milliers de migrants marocains dans l'enclave espagnole, les forces de sécurité marocaines sont en état d'alerte maximale.

  • L'Espagne dit ne pas craindre le réarmement du Maroc

    Le ministère espagnol de la Défense n'envisage pas de modifier sa stratégie de défense des villes autonomes de Ceuta et Melilla, malgré le transfert par le Maroc de drones acquis auprès de la Turquie sur sa base militaire d'Al-Aroui à Nador, à seulement 30 kilomètres de Melilla.

  • L'Espagne dément la suspension de la coopération policière avec le Maroc

    L'Espagne « poursuit sa coopération avec le Maroc » dans la lutte contre l'immigration, a assuré mercredi, Fernando Grande-Marlaska, le ministre espagnol de l'Intérieur, en réponse à une question des députés au sujet de la crise diplomatique ouverte avec le Maroc, après l'arrivée massive de migrants marocains à Ceuta en début de semaine dernière.

  • La ministre de la Défense espagnole réaffirme l'« espagnolité » de Melilla

    La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, a réaffirmé la position de son pays concernant la ville de Melilla, affirmant, lors d'une visite, mercredi, que ce territoire appartient à l'Espagne.

  • Un parti espagnol demande l'annulation de l'Opération Marhaba 2021

    En réaction à l'attitude du Maroc qui a laissé des milliers de migrants arriver à Ceuta, provoquant une crise migratoire inédite, le parti d'extrême droite Vox a demandé au gouvernement espagnol de suspendre les subventions au Maroc et d'annuler l'Opération Marhaba 2021 ainsi que l'octroi de visas d'entrée en Europe à tous les citoyens marocains.

  • Tahar Ben Jelloun : « Ceuta est une terre marocaine »

    L'écrivain marocain Tahar Ben Jelloun a réagi aux nouvelles tensions entre le Maroc et l'Espagne. Il a affirmé que « Ceuta est une terre marocaine ».

  • L'Espagne demande au Maroc de durcir les contrôles aux frontières

    L'Espagne demande au Maroc de durcir les contrôles aux frontières pour limiter l'arrivée massive de migrants à Ceuta.

  • La crise migratoire de Sebta brouille les relations entre la France et le Maroc

    La France, qui a toujours défendu les intérêts du Maroc contre l'Espagne, aurait changé d'avis. En cause, la crise migratoire provoquée par le Maroc qui a laissé des milliers de migrants entrer à Sebta il y a deux semaines, en riposte à l'attitude de l'Espagne qui avait accueilli, quelques jours plus tôt, le leader du Front Polisario, Brahim Ghali, pour raison « humanitaire ».

  • Migrants à Sebta : Amnesty international critique le Maroc et l'Espagne

    À Ceuta, on enregistre ces derniers jours de multiples scènes d'expulsions forcées et de violences commises par les forces de l'ordre espagnoles qui jettent en mer des personnes migrantes parmi lesquelles de nombreux enfants vulnérables. C'est du moins les dénonciations faites par Amnesty international Espagne.