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Une espionne algérienne derrière la rupture des relations entre le Maroc et l’Iran

14 mai 2018 - 14h40 - Monde

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D.B. Ce sont les initiales d’une Algérienne qui serait le lien entre le Hezbollah libanais et le Polisario et qui est à l’origine de la rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Iran.

Le nom a été cité par le ministre des Affaires étrangères marocain Nasser Bourita dans une interview accordée au magazine Jeune Afrique et dont des extraits ont été repris par le journal Assabah.

Femme d’un cadre du Hezbollah, cette femme avait pour mission de coordonner les relations entre le mouvement du Polisario et le Hezbollah libanais, soutenu par l’Iran. Ces preuves ont été fournis par les autorités marocaines à leurs homologues iraniennes avant la rupture des relations entre les deux pays au début du mois.

« Certaines réunions entre les Polisario et le Hezbollah se sont tenues dans une "planque" connue des services algériens, concédée en location à une certaine "D.B" ; Algérienne mariée à un cadre du Hezbollah, et convertie en agent de liaison, notamment avec le Polisario », explique le ministre à Jeune Afrique.

Nasser Bourita a encore une fois pointé la responsabilité de l’Algérie dans le soutien au Polisario, rappelant que ce pays a facilité la livraison d’armes de la part de la Libye et de Cuba, entre 1975 et 1992.

Hier, le ministère des Affaires étrangères algérien a rejeté catégoriquement les accusations du Maroc. « L’Algérie tient à exprimer sa ferme condamnation et son rejet total des propos irresponsables tenus à son encontre par le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération dans une interview accordée hier à un hebdomadaire parisien », a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères algérien.

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