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Une « espionne marocaine » attaque l’Etat belge après son expulsion

12 février 2019 - 12h20 - Monde

Kaoutar Fal

Quelques semaines après avoir été expulsée de Belgique pour « espionnage au profit d’un pays étranger », en l’occurence le Maroc, Kaoutar Fal conteste aujourd’hui cette décision en attaquant l’Etat belge devant la Cour européenne des Droits de l’homme (CEDH) à Strasbourg.

Agée de 32 ans, cette Marocaine accuse la Belgique de l’avoir non seulement « privée illégalement de liberté » mais de l’avoir également fait détenir « sans décision justifiant valablement cette détention ». Malgré plusieurs décisions de justice en sa faveur, Kaoutar Fal avait été détenue pendant 7 semaines entre les 23 mai et le 23 juillet derniers avant son expulsion définitive vers le Maroc.

Rejetant le terme « d’espionne », elle reconnaît toutefois avoir joué un rôle comme « femme d’influence » et « lobbyiste » au profit du Maroc, un métier qui, selon elle, est exercé dans de nombreux pays à travers le monde sans que cela pose problème. C’est sous couvert de femme d’affaires, de présidente de plusieurs associations et de conférences qu’elle a joué le rôle « d’espionne » au profit des services de renseignements marocains, lui reprochaient les autorités belges.

Kaoutar Fal était détenue au centre fermé de 127 bis à Steenokkerzeel (Brabant flamand) avant d’être libérée par la justice, considérant que son placement était illégal. Arrêtée à nouveau, elle avait finalement été expulsée vers le Maroc le 23 juillet. Depuis cette date, elle n’a pas remis les pieds en Belgique.

Comme dans pareilles situations, les autorités marocaines n’ont jamais réagi ni contesté cette expulsion.

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