Faudel : Le Maroc et Mohammed VI ont sauvé sa carrière
Fort d’une communauté de 1,1 million d’abonnés et d’une carrière relancée depuis le Maroc, Faudel met fin à dix-huit années de « purgatoire » médiatique en France. L’ancien « Petit Prince du Raï » tourne définitivement la page de l’incident politique de la Concorde pour imposer son retour sur scène avec une tournée nationale et un Olympia en 2026.
À 48 ans, l’artiste entame une phase de reconquête du marché français. Intégré à la tournée « I Gotta Feeling » dès janvier 2026, il vise plus loin avec la préparation d’un nouvel album et une date symbolique à l’Olympia en fin d’année prochaine. Ce retour n’est pas dicté par la nécessité financière – Faudel précise ne pas être « en galère » – mais par une volonté de renouer avec son public historique après une décennie d’absence discographique. Il évoque auprès du journal Le Parisien des collaborations potentielles avec Vianney ou une relance du concept « 1, 2, 3 Soleils » avec Khaled.
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Cette résilience, le chanteur l’attribue à son exil stratégique au Maroc. Parti en 2011 alors que sa carrière française était au point mort, il a trouvé dans le Royaume un refuge personnel et professionnel. Il souligne le rôle déterminant du Roi Mohammed VI, décrit comme un soutien indéfectible qui l’a aidé à « rester en vie » artistiquement. Installé à Marrakech, Faudel a reconstruit sa base arrière, développant ses activités vers les marchés porteurs du Moyen-Orient (Arabie saoudite, Dubaï, Qatar, Turquie), loin du boycott hexagonal.
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Ce redéploiement international solde les comptes de l’année 2007. Le soutien affiché à Nicolas Sarkozy lors de la soirée électorale de la Concorde avait provoqué un effondrement immédiat de son écosystème : tournée annulée, fermeture de son restaurant et rupture brutale avec une partie de son public. Avec le recul, l’artiste confie n’avoir jamais reçu le moindre appel de soutien de l’ancien président, une indifférence qui a marqué la fin de ses illusions sur les liens entre artistes et politiques.