Son fils meurt dans une clinique d’Agadir, on réclame 100 000 dirhams à sa mère pour rendre le corps

- 08h00 - Maroc - Ecrit par : Farid Laamoudi

Une mère veuve affirme qu’une clinique privée d’Agadir refuse de lui remettre le corps de son fils avant le paiement de près de 100 000 dirhams. La famille, confrontée à de graves difficultés financières, dit ne pas pouvoir régler cette somme.

Le jeune homme avait été admis après l’apparition soudaine de symptômes inquiétants. Selon son oncle, interrogé par Alyaoum 24, les médecins auraient diagnostiqué un virus dangereux ayant atteint son cerveau. Il aurait ensuite perdu connaissance et passé plusieurs jours dans le coma.

Pendant son hospitalisation, ses proches ont réuni de l’argent pour acheter des médicaments dont le prix dépassait 5000 dirhams. La clinique leur a finalement annoncé son décès lundi 24 août.

Sur Bladi.net : Agadir : la facture honteuse d’une clinique (vidéo)

La famille affirme avoir alors découvert une facture proche de 100 000 dirhams. L’établissement aurait conditionné la remise de la dépouille au règlement de cette somme.

La clinique n’a pas encore répondu

L’établissement concerné n’est pas identifié dans la publication. Sa direction n’a donc livré aucune version des faits et aucune intervention des autorités sanitaires ou judiciaires n’était annoncée au moment de la révélation de l’affaire.

La mère, âgée d’une soixantaine d’années, vivrait dans une situation sociale difficile. Son fils décédé était, selon la famille, son unique soutien financier.

Une précédente décision du tribunal administratif de Fès avait établi qu’un hôpital ne pouvait pas conditionner la délivrance d’un certificat de décès au paiement des frais de soins. Cette affaire concernait toutefois un document administratif et non la remise d’une dépouille.

Sur Bladi.net : Maroc : À plus de 70 ans et atteint d’un cancer, une clinique lui réclame 5000 DH avant de l’hospitaliser

La famille n’a pas précisé si le corps avait finalement été remis, si un échéancier avait été proposé ou si une plainte avait été déposée contre la clinique.