Coincés au Maroc, des Français vivent un cauchemar

- 09h30 - France - Ecrit par : S.A

Des Français partis en vacances pour la Toussaint se retrouvent coincés au Maroc à cause de la suspension de la rotation de ferry entre Sète (Hérault) et le royaume. Ils sont entre crainte de perdre leur emploi et incertitudes.

"Toutes les barrières étaient fermées. On ne sait pas comment on va faire. Je travaille. Mon fils est en CE1, c’est important. On est dans le flou total", désespère une mère, dont la famille est partie en vacances au Maroc pour rentrer en France le 29 octobre. Ce retour ne sera pas possible car aucun bateau n’est arrivé au port de Nador. Elle a dû retourner chez sa belle-mère.

La seule solution envisageable, c’est de prendre un vol. Un luxe qu’elle ne peut s’offrir. "Il y a des gens qui partent en avion. Cela coûte 200 € par personne ! C’est très cher ! Et j’ai ma voiture ici ! Et on n’a pas d’explication à part que l’on serait suspendus au confinement. Je ne sais pas ce que je vais faire. Je risque de perdre mon emploi...", confie-t-elle à Midi Libre.

Sandrine, son mari et leurs deux enfants, eux, ont dû faire un prêt pour acheter des billets d’avion pour 900 €. Ils rentrent ce mercredi. "On s’est fait prêter l’argent. On remboursera petit à petit. On a trop peur de rester bloqués. On nous a vendu des billets, on nous a laissés venir au port et on ne nous a avertis de rien. On est complètement perdus !", explique la mère de famille.

Un habitant de Carpentras a préféré prendre un itinéraire compliqué pour rallier la France. Sa crainte, c’est de rester bloqué au Maroc et de perdre son emploi. "J’ai fait un scandale à Nador ! Ils étaient incapables de nous dire si le bateau allait partir. On a fait une manifestation. Puis j’ai fait 700 km pour prendre le ferry à Tanger. J’ai laissé ma femme et ma fille au Maroc. Elles vont rentrer en avion et moi je devais rentrer avec la voiture car je travaille. Je suis arrivé il y a quelques heures en Italie", raconte-t-il.

Il est finalement rentré en France après avoir passé la nuit en Italie, lundi. "Tout cela m’a coûté plus de 1000 € ! Avec un test PCR pour rien car l’Italie, elle, n’en demande pas. 50 € de plus jetés par terre", se désole-t-il.

Pour l’heure, bon nombre de voyageurs restent bloqués dans le royaume. Ils espèrent rentrer le 7 novembre. "La compagnie GNV nous parle d’un potentiel départ le 7 novembre", indique une dame. Sauf qu’au port de Sète, "aucune date n’est communiquée".

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