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France : libération de 130 détenus radicalisés

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9 avril 2020 - 10h00 - Monde

Le ministère de l’Intérieur a démenti l’information selon laquelle 130 détenus, condamnés dans des dossiers terroristes, seraient libérés.

Ces libérations feraient suite à une déclaration de la ministre de la Justice Nicole Belloubet, au début de l’épidémie du coronavirus en France. Celle-ci avait appelé "à des libérations anticipées pour des raisons sanitaires de personnes condamnées en fin de peine". "Chaque semaine, ils sortent par trois ou quatre", affirment les services de renseignements.

Selon Le Point, le ministère de l’Intérieur a démenti cette information. "Les condamnés pour des faits de terrorisme stricto sensu, ne sont pas concernés par les mesures de libération en relation avec le contexte sanitaire lié au coronavirus. Il ne faut pas confondre terroristes et détenus radicalisés. Certes, il peut exister des détenus condamnés et libérés avant la fin de leurs peines dans des procédures antiterroristes. Mais il s’agit en général de personnes agissant en périphérie de ces dossiers ; elles n’ont pas directement de sang sur les mains", clarifie le ministère.

Cette clarification ne semble pas refléter la réalité. Et pour cause : deux individus impliqués dans l’attentat survenu à Strasbourg en décembre 2018, ont bénéficié d’une libération conditionnelle dans le cadre de la mise en application de cette mesure. Pourtant, ils étaient mis en examen pour association de malfaiteurs, détention et cession d’arme en relation avec une entreprise terroriste.

Après leur sortie anticipée de prison, ces détenus sont surveillés par les agents de la DGSI et la direction du renseignement. Ceux-ci se sentent d’ailleurs embarrassés. L’un d’eux se confie : "Pour nous, le confinement, c’est à double tranchant. D’une part, comme les rues sont vides, on est rapidement démasqués. De l’autre, après des années de prison, on imagine mal un taulard rester confiné".

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