Un groupe pétrolier américain fait du Maroc l’un de ses quatre grands paris mondiaux

- 22h00 - Maroc - Ecrit par : Farid Laamoudi

Murphy Oil maintient le Maroc parmi les quatre zones sur lesquelles il concentre son exploration pétrolière, aux côtés du golfe du Mexique, de la Côte d’Ivoire et du Vietnam. Le groupe américain évalue un immense permis offshore au large du Gharb.

Le Maroc figure parmi les quatre « zones prioritaires d’exploration » présentées par Murphy Oil dans un document déposé le 8 septembre auprès de la Securities and Exchange Commission américaine. Cette présentation a été utilisée le lendemain par son directeur général, Eric Hambly, lors d’une conférence organisée à New York par Barclays.

La carte stratégique du pétrolier américain place le royaume aux côtés de trois zones où Murphy mène déjà d’importantes opérations : le golfe du Mexique, la Côte d’Ivoire et le Vietnam. Le Maroc ne représente pas encore un actif producteur, mais fait partie du petit nombre de territoires retenus pour alimenter les futures découvertes du groupe.

Sur Bladi.net : Crise énergétique : pourquoi le Maroc est le 4e pays le plus menacé au monde

Cette place n’apparaît pas pour la première fois en septembre. Elle figurait déjà dans la présentation trimestrielle publiée par Murphy Oil en mai. Le nouveau document confirme toutefois que le Maroc reste dans les priorités du groupe après l’actualisation de son programme d’investissements et ses derniers résultats d’exploration en Côte d’Ivoire.

Un permis offshore de plus de 1,6 million d’hectares

L’intérêt de Murphy Oil porte sur le bloc Gharb Deep Offshore, situé dans les eaux profondes de la façade atlantique marocaine. Le permis couvre plus de quatre millions d’acres, soit environ 1,6 million d’hectares. Le groupe américain détient une participation de 75 % et en assure l’exploitation, les 25 % restants revenant à l’Office national des hydrocarbures et des mines.

Lors de son arrivée au Maroc, annoncée en janvier, Murphy Oil avait présenté le Gharb comme un bassin encore largement inexploré, offrant des conditions d’entrée et des modalités contractuelles jugées attractives. Le groupe veut y appliquer son expérience des campagnes offshore menées dans le golfe du Mexique, en Afrique de l’Ouest et en Asie.

Sur Bladi.net : Tout le gaz du Maroc passe encore par l’Espagne, mais les volumes chutent fin août

L’accord conclu avec l’ONHYM ouvre une première phase d’exploration de trois ans. Celle-ci ne comporte pas d’engagement ferme de forage, mais doit permettre au pétrolier d’étudier le potentiel du bloc et de sélectionner d’éventuelles cibles.

La présentation de septembre ne fixe encore ni date de forage ni budget propre au permis marocain. Elle confirme en revanche la place accordée au royaume dans le portefeuille international de Murphy Oil : parmi toutes ses implantations, seules quatre zones sont actuellement désignées comme ses priorités d’exploration.

  • Exploration gazière : le Maroc mise sur un partenariat avec Israël

    Au Maroc, les choses avancent exactement dans la direction que souhaitent NewMed Energy, une société israélienne, anciennement connue sous le nom de Delek Drilling et la société marocaine Adarco Energy, toutes deux (…)

  • Le Maroc attire les géants du gaz naturel

    Riche en gaz naturel, le sous-sol marocain ne cesse d’attirer les sociétés internationales spécialisées en prospection pétrolière et gazière.

  • Le Maroc, éternel espoir de l'eldorado pétrolier

    Malgré les échecs des initiatives précédentes dus en grande partie à la complexité de la géologie, le Maroc n’abandonne pas son rêve de trouver du pétrole brut dans ses zones offshore. Des explorations sont en cours (…)

  • Le rêve gazier du Maroc s'éloigne

    La densité des forages réalisés au Maroc a atteint seulement quatre puits pour 10 000 kilomètres carrés, comparativement à la moyenne mondiale de 1 000 puits pour la même superficie. C’est ce que révèle un rapport (…)

  • Nouvelle exploration de gaz au Maroc

    Les travaux de forage du puits MOU-5 à Tendrara ont démarré lundi 03 mars, comme annoncé par Paul Griffiths, CEO de la compagnie britannique d’exploration gazière, Predator Oil.