Le haschisch voyageait dans la clim des autocars entre le Maroc et la Belgique

- 21h00 - Espagne - Ecrit par : Bladi.net

La Garde civile espagnole a porté un coup fatal à un réseau criminel particulièrement ingénieux basé à Almería. Sous couvert d’une entreprise de transport de passagers, l’organisation acheminait du haschisch depuis le Maroc jusqu’en Belgique, dissimulé au cœur même du système de climatisation des autocars.

L’enquête, baptisée opération « Anisakis », a débuté au début de l’année grâce à une étroite collaboration entre les services espagnols et la police ainsi que les douanes marocaines. Cet échange de renseignements a permis de repérer ce réseau qui disposait d’une base logistique dans la province d’Almería, mais dont les ramifications s’étendaient jusqu’au nord de l’Europe. Le cerveau de l’organisation dirigeait les opérations depuis le nord-est de la France, à la frontière belge, point de chute final où la drogue était réceptionnée avant d’être écoulée.

À lire : Haschich : un business qui rapporte gros au Maroc... et à l’Espagne

Pour déjouer la vigilance des autorités, les trafiquants avaient monté une véritable société d’autocars. Ils organisaient des voyages hebdomadaires entre le Maroc et l’Union européenne, utilisant ces trajets réguliers pour transporter la marchandise. Le haschisch était soigneusement caché dans des doubles fonds aménagés à l’intérieur des systèmes de réfrigération des véhicules, des cachettes sophistiquées et difficilement détectables lors des contrôles routiers habituels.

À lire : Démantèlement d’un vaste réseau de trafic de haschich en Europe

Le coup de filet s’est soldé par l’arrestation de cinq personnes et la saisie de 140 kilos de haschisch lors de huit perquisitions menées à Almería, Roquetas de Mar, Vícar et Melilla. Les forces de l’ordre ont également mis la main sur plus de 130 000 euros en espèces et quinze véhicules, dont deux autobus et plusieurs voitures de luxe. Au-delà des saisies immédiates, l’opération a brisé la structure financière du groupe, bloquant des biens d’une valeur de 2,8 millions d’euros, incluant 28 propriétés immobilières et 50 véhicules, acquis grâce au blanchiment des capitaux.