Human Rights Watch réclame la libération des 6 comdamnés pour homosexualité

- 00h29 - Maroc - Ecrit par : L.A

L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a demandé jeudi l’annulation des peines de prison prononcées lundi à l’encontre de six Marocains condamnés pour homosexualité et a réclamé leur libération.

"La condamnation à des peines de prison pour six Marocains accusés d’homosexualité doit être abandonnée et les condamnés libérés", affirme HRW, dans un communiqué relatif au jugement rendu lundi par le tribunal de première instance de Ksar El Kébir.

Cette affaire remonte au 18 novembre, date d’une fête privée organisée dans cette localité qualifiée par la presse de mariage gay et dont des vidéos ont été mises en ligne.

"Le droit à la vie privée de ces hommes a été violé et la cour les a condamnés sans preuve, ils doivent donc être libérés", a précisé Sarah Leah Whitson, directrice de HRW pour la région Moyen-Orient Afrique du Nord, s’appuyant sur les propos des avocats des accusés.

Me Sebbar, qui défendait le principal accusé, Fouad Friret, condamné lundi à dix mois de prison et à une amende de 1.000 dirhams pour homosexualité et pour commerce illégal d’alcool, avait affirmé que l’acte d’homosexualité dont on accuse les six prévenus n’a pas été prouvé, il n’y a ni témoignage, ni date ni lieu de l’acte supposé.

Parmi les cinq autres accusés âgés de 20 à 61 ans, trois ont été condamnés à 6 mois de prison et deux autres ont écopé de 4 mois.
Le code pénal marocain prévoit des peines allant jusqu’à trois ans de prison pour punir l’homosexualité.

"En appliquant une loi injuste de façon tout aussi injuste, le tribunal de Ksar El Kebir est allé dans le sens des forces de l’intolérance au Maroc", a regretté Leah Whitson, ajoutant que si le Maroc aspire réellement à devenir un modèle pour la région en matière de droits de l’homme, il doit ouvrir la voie de la dépénalisation de l’homosexualité.

Dans une lettre adressée avant le procès au Ministre marocain de la Justice, Abdelouahed Radi, Human Rights Watch avait demandé aux autorités de libérer les prévenus et d’assurer leur sécurité, notamment suite aux manifestations de protestation contre l’homosexualité qui avaient conduit au saccage d’une bijouterie supposée appartenir à l’un des participants et du domicile de l’organisateur.

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