Immigration : Elon Musk dérape et affirme que « Bruxelles n’est plus belge »
Le milliardaire américain a encore frappé. Habitué des sorties polémiques sur l’immigration, le patron de X (ex-Twitter) s’en est pris cette fois à la capitale de l’Europe. En relayant des statistiques controversées sur l’origine des enfants bruxellois, Elon Musk a froidement décrété que Bruxelles avait perdu son identité nationale, validant au passage les thèses d’un parti politique radical.
L’homme le plus riche du monde a jeté un pavé dans la mare sur son propre réseau social. Réagissant à une publication de l’influenceur Mario Nawfal, qui avançait que près de trois quarts des enfants résidant à Bruxelles seraient d’origine extra-européenne, Elon Musk a validé cette affirmation par une sentence lapidaire : « La capitale de la Belgique n’est plus belge ».
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Ce commentaire, vu des millions de fois, s’appuie pourtant sur des données dont la neutralité est fortement contestée. Le graphique partagé ne provient pas d’une institution démographique officielle, mais d’une plateforme baptisée « Immigration Barometer », un outil de communication lancé en 2020 par le Vlaams Belang, le parti d’extrême droite flamand, dont les méthodes de calcul diffèrent souvent des statistiques de l’Office des migrations.
Cette nouvelle provocation s’inscrit dans une dérive idéologique de plus en plus assumée par le propriétaire de Tesla. Depuis plusieurs mois, Elon Musk multiplie les attaques frontales contre les politiques d’accueil en Occident, se faisant l’écho des théories sur le changement de population. Il accuse régulièrement la gauche américaine et européenne d’orchestrer ces flux migratoires dans un but électoraliste, pour se constituer un nouveau réservoir de voix.
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Quelques jours avant cette sortie sur la Belgique, il avait déjà alarmé ses abonnés en affirmant que « l’Europe ne sera bientôt plus l’Europe », prônant une relance de la natalité locale et des expulsions massives comme seules solutions pour inverser la tendance.