Bruxelles : « Ouvre ou on tue ta famille », le calvaire d’un bijoutier frappé à coups de Kalachnikov
Scène de terreur à Anderlecht. Moustapha, un bijoutier bien connu de la rue Wayez, a vécu une soirée en enfer ce mercredi. Enlevé par un commando lourdement armé, il a été contraint de livrer le contenu de ses coffres pour sauver sa femme et ses enfants, menacés de mort par des complices.
C’est un braquage d’une violence inouïe, digne d’un scénario de grand banditisme, qui a secoué la capitale belge. Il est environ 20 heures lorsque Moustapha rentre chez lui, sur le territoire de la Ville de Bruxelles. Dans le parking souterrain de son immeuble, le piège se referme : une camionnette et quatre hommes l’attendent.
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Le commerçant est immédiatement maîtrisé et conduit de force jusqu’à son établissement, la bijouterie Golden Wayez, située au cœur d’Anderlecht. Mais le calvaire ne fait que commencer.
Une fois sur place, les malfaiteurs abattent leur carte maîtresse. Ils informent Moustapha que des complices surveillent son appartement, où se trouvent son épouse et ses enfants. L’ultimatum est glaçant : « Tu nous ouvres tous les coffres ou on te tue, toi et ta femme ».
Pour prouver leur détermination, les braqueurs, équipés de deux pistolets, d’un taser et d’une Kalachnikov, n’hésitent pas à faire usage de la force. Le bijoutier est violemment frappé à la tête et à l’œil avec le fusil d’assaut. Blessé et terrorisé pour les siens, il finit par céder. Le commando fait main basse sur les bijoux avant de prendre la fuite.
Ce drame laisse un goût amer dans le quartier, d’autant que la menace planait. Moustapha a confié avoir reçu la visite d’agents de police à deux reprises, le prévenant qu’il risquait d’être la cible d’un cambriolage, sans que l’on sache précisément sur quels renseignements se basaient les autorités.
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Installé dans ce nouveau local depuis seulement deux mois, Moustapha est une figure appréciée de la rue Wayez, une artère commerciale historique où il prône le « contact humain ». Aujourd’hui, lui et sa famille sont sous le choc mais restent « soudés ». L’enquête a été confiée à la police fédérale, qui devra retrouver la trace de ce commando manifestement très bien préparé.