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Italie : le meurtre commis par un Marocain n’aurait pas dû se produire

7 avril 2019 - 19h10 - Marocains du monde

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Saïd Machaouat, le meurtrier de Stefano Leo, décédé le 23 février dernier, devait être derrière les barreaux. Il avait été précédemment condamné. Mais une erreur administrative a fait qu’il était encore en liberté le jour du drame.

Saïd Machaouat, un Marocain de 27 ans a tué, fin février dernier à Turin, Stefano Leo, un italien de 34 ans, parce qu’il lui paraissait heureux. Ce dernier s’est rendu de lui-même ce 31 mars à la police, et a affirmé lors de son interrogatoire : « J’ai choisi ce jeune parmi les nombreuses personnes qui se promenaient car il me semblait trop heureux et je ne pouvais supporter son bonheur …. »

« Machaouat voyait que Leo était « trop heureux », alors que lui, qui ne pouvait plus voir ses enfants après l’interdiction imposée par sa compagne italienne et qui vivait comme un sans-abri, ne l’était pas », révèle à ce sujet le site italien New Notizie. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que cette dernière ne le rejetait pas pour rien. Saïd Machaouat est un homme très violent qui, d’ailleurs, devait être en prison le jour même où il a tué Stefano Leo.

Selon Il Giornale, en 2018, une peine de prison à son encontre a été rendue définitive, pour les violences qu’il infligeait à sa compagne. Il l’a frappait régulièrement à coups de poing ou de gifles. Il l’aurait même tabassée un jour alors qu’elle était enceinte. Et il arrivait qu’elle fuyait le domicile, avec son enfant, et qu’elle préfère la rue à son domicile à cause de la violence de Machaouat.

Le meurtrier a été condamné en première instance le 20 juin 2016 pour violences physiques et psychologiques, insultes, menaces et dommages dont la victime est sa compagne. Et la peine a été confirmée en 2018. Il Giornale affirme : « La justice n’a pas eu le temps de le mettre derrière les barreaux à cause d’une erreur administrative ». En cause, un défaut de communication entre la Cour d’appel et les autorités qui devaient l’arrêter. A savoir que le 19 février 2015, il avait été condamné à un an et deux mois.

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