La parole aux MRE

- 13h58 - Maroc - Ecrit par :

· "Le Maroc est le pays le plus chaleureux et le plus accueillant du monde"

· "Il est temps de tenir compte des exigences des touristes (MRE et autres)"

· « Ce sentiment d’être toujours perçus comme un "tiroir-caisse" gâche nos vacances… »

L’opération Transit bat son plein. Les différents intervenants multiplient les actions pour offrir aux Marocains résidents à l’étranger (MRE) le meilleur accueil. Certains internautes participants à notre forum sont satisfaits des efforts déployés pour leur accueil, d’autres y mettent des réserves et critiques. En effet, Lana et Chadia sont très satisfaites de leur transit : "Le Maroc est le pays le plus chaleureux et le plus accueillant du monde. Je ne dis pas cela parce que je suis marocaine mais c’est une vérité qui s’impose qu’on le veuille ou pas", dit Chadia. Pour elle, "venir au pays, malgré quelques problèmes, est un plaisir renouvelé". De son côté, Ali (Belgique) distingue deux sortes de MRE. La première génération dont le retour au Maroc est fortement lié au mal du pays et à la famille.
La seconde est celle des enfants nés à l’étranger (deuxième génération et plus) et qui ne gardent du Maroc que quelques souvenirs d’enfance. Ali se demande : "Comment voulez-vous que ces gens viennent passer leurs vacances au Maroc avec des plages polluées et de surcroît un transport aérien, une restauration et un hébergement trop chers... Sachant que la Turquie, l’Egypte, Chypre, l’Espagne... présentent des produits touristiques attractifs et à la portée de tout le monde". Il est temps, dit Ali, "de tenir compte des exigences des touristes (MRE et autres), à savoir le développement d’un produit touristique riche en activités culturelles, sportives, gastronomi-
ques, à des prix raisonnables en commençant d’abord par l’aménagement d’une bonne infrastructure touristique".
Pour sa part, Driss (Toronto) souligne que : "Pour les banques et les opérateurs immobiliers, nous ne sommes rien d’autre qu’un marché auquel on se réjouit de faire référence comme MRE (on dirait un symbole boursier ou un produit d’investissement)". Et d’ajouter : "Pour le reste des citoyens, incluant même souvent nos propres familles, nous sommes ces "extra-Marocains", supposés visiter leur pays lorsqu’ils ont les poches pleines de devises à dépenser. Ce sentiment d’être perçus comme un "tiroir-caisse" gâche nos vacances et nous donne l’impression d’être traités comme n’importe quel autre touriste étranger visitant le Maroc".
Le harcèlement pour obtenir un "bakchich" est également évoqué dans notre forum. Mustapha en témoigne : "Le harcèlement pour obtenir un bakchich est omniprésent chez certains agents d’autorité qui vous trouvent toujours un prétexte pour vous arrêter. Ce n’est pas de cette façon que nous attirerons des investisseurs MRE, las de ce comportement".
Un autre internaute s’interroge sur la question du vote : "Je ne comprends pas pourquoi les MRE n’ont pas le droit de voter, ni d’être candidats, sauf pour le référendum, alors qu’ils participent à l’essor leur pays par l’apport de devises. La citoyenneté d’une personne commence déjà par le vote". Cet internaute se demande : "Les MRE sont-ils des Marocains à part entière ou est-ce simplement leur argent qui intéresse le pays ?
On dit que c’est un article de loi qui interdit la participation des MRE aux élections, alors qu’attendons-nous pour le changer ?"


Voitures surchargées… : La critique facile

Une internaute marocaine pense que les MRE ont la critique facile. Indignée, elle rétorque : "C’est trop facile de dresser un tableau aussi noir du Maroc. Effectivement, tout ce que vous avez évoqué existe. Mais, la situation était pire dans les années 70 et 80. Et puis je trouve que c’est une honte de dénigrer comme ça le pays d’où vous venez, comme si vous étiez des martiens. Non, vous êtes Marocains, autant que nous qui avons décidé de rester sur place (…). Mais nous, nous avons décidé de nous battre (…). Vos propos déçoivent. Car si ce pays souffre de tous les maux dont vous avez parlé, c’est que beaucoup d’entre nous ont décidé de partir, ou de fermer les yeux (…)."

· La critique facile

Une internaute marocaine pense que les MRE ont la critique facile. Indignée, elle rétorque : "C’est trop facile de dresser un tableau aussi noir du Maroc. Effectivement, tout ce que vous avez évoqué existe. Mais, la situation était pire dans les années 70 et 80. Et puis je trouve que c’est une honte de dénigrer comme ça le pays d’où vous venez, comme si vous étiez des martiens. Non, vous êtes Marocains, autant que nous qui avons décidé de rester sur place (…). Mais nous, nous avons décidé de nous battre (…). Vos propos déçoivent. Car si ce pays souffre de tous les maux dont vous avez parlé, c’est que beaucoup d’entre nous ont décidé de partir, ou de fermer les yeux (…)."

L’économiste

  • Tourisme : peut mieux faire !

    L'arrivée massive de nos compatriotes résidents à l'étranger est une bonne occasion pour s'interroger sur la capacité future du Maroc à accueillir 10 millions de touristes à l'horizon 2010. Voici quelques témoignages qui illustrent ces petits détails qui choquent...

  • Forte affluence au consulat de France

    Août est un mois de forte activité au consulat de France à Fès. Cette période de l'année connaît une grande affluence des demandeurs de visa. Entre les MRE (Marocains résidents à l'étranger) qui veulent accueillir leurs proches et les touristes qui cherchent passer leurs vacances en Europe, les dossiers traités se comptent par centaines. "Depuis le début du mois, on reçoit, quotidiennement, entre 200 et 300 demandes de visa", indique Alain Larose, consul général à Fès.

  • Les MRE, des touristes de premier rang

    La conjoncture touristique internationale est morose, avec une légère baisse des arrivées des touristes étrangers de séjour. Au niveau national, le secteur se caractérise par la dynamisation du tourisme intérieur et la croissance des touristes marocains de l'étranger. Les Marocains de l'étranger sont une composante touristique principale puisqu'ils sont plus de 2 millions, soit 48% de la clientèle touristique totale ; ils sont des clients sûrs, grâce aux liens denses et multiples avec leur patrie.

  • L'économie chérifienne menacée à cause de l'évolution des comportements des MRE

    Les transferts d'argent au Royaume chérifien des Marocains résidant à l'étranger s'élèvent cette année à plus de 37 milliards de dirhams. Une somme en constante augmentation depuis 10 ans qui pourrait être remise en cause par un changement des mentalités chez les émigrés de la troisième génération. Le gouvernement prépare déjà la parade.

  • Tourisme : Pour un changement impératif de certaines mentalités

    A l'horizon 2010 et de l'objectif de 10 millions de touristes, le Maroc mobilise actuellement toutes ses potentialités et ses énergies pour la concrétisation de ce défi.

  • Opération Transit 2003 : retour massif des MRE à leurs pays d'accueil

    La seconde étape de l'opération Transit 2003 a démarré officiellement vendredi avec le retour massif des marocains résidant à l'étranger (MRE) à leurs pays d'accueil.

  • Transit 2004 : Assurer la sécurité des Marocains de l'étranger

    L'opération transit débutera le 15 juin et on s'attend à ce que le nombre des Marocains Résidant à l'Etranger qui se rendent au Maroc atteigne 2 millions de personnes, ce qui nécessite de la part des autorités marocaines d'assurer les structures d'accueil et aussi de prendre toutes les dispositions pour que l'opération de transit se passe dans les meilleures conditions. C'est dans ce cadre que va se tenir, aujourd'hui à Tanger, la réunion d'une commission mixte maroco-espagnole pour coordonner l'action des deux pays en vue de faciliter le passage des MRE à travers le territoire espagnol à destination du Maroc.

  • Humeur : MRE et fier de l'être

    L'été marocain est surtout une fête des Marocains du monde. Le retour au pays pour cette frange de la population est plus qu'une tradition estivale annuelle. Il exprime aussi cet attachement aux racines, au pays. Cette année, ils étaient plus d ?un million et demi de Marocains résident à l ?étranger à regagner le Royaume pour passer leurs vacances au pays.

  • Touche pas à mes vacances

    Les deux chaînes nationales de télévision ont brillé, durant ce mois d'août, par leur ignorance (presque totale) des élections. Pas de programmation spéciale ou d'émissions de sensibilisation à la veille d'une échéance dont dépend fortement l'avenir de notre pays et de son processus démocratique.

  • Les MRE,des partenaires incourtournables pour un Maroc moderne

    La rentrée massive de Marocains résidant à l'étranger pour passer les vacances auprès de leurs familles est un moment privilégié pour s'intéresser à cette composante importante de la population marocaine.