Lamine Yamal cible de 60 % des attaques racistes visant les sportifs en Espagne, Brahim Diaz touché
Le football est devenu la principale caisse de résonance du racisme et de la xénophobie dans le sport. C’est la conclusion alarmante du premier rapport de l’Observatoire Espagnol du Racisme et de la Xénophobie, qui analyse la diffusion des discours de haine sur les réseaux sociaux.
L’Observatoire a utilisé l’intelligence artificielle pour analyser les messages haineux visant les sportifs, détectant 33 458 contenus. Les expressions relevées sont d’une grande violence, incluant des phrases telles que « put* negr* muérete » (pu* de nè*, meurs) ou « mor* inmundo » (sale maure).
Les résultats de cette analyse sont accablants et ciblent en priorité deux joueurs. L’attaquant du FC Barcelone, Lamine Yamal, est de loin le joueur le plus touché, concentrant à lui seul 60 % de toutes les attaques et insultes recensées.
Il est suivi par l’attaquant du Real Madrid, Vinicius Junior, qui est la cible de 29 % des messages haineux. Dans une moindre mesure, d’autres joueurs comme Kylian Mbappé, Alejandro Balde, Brahim Díaz ou Iñaki Williams sont également visés par ces attaques.
La faible modération de X (Twitter) pointée du doigt
Le rapport de l’Observatoire espagnol souligne également la différence de réaction entre les plateformes de réseaux sociaux face à ces contenus.
Alors que Facebook est identifié comme l’une des plateformes ayant le mieux réagi en retirant 62 % des contenus qui lui ont été signalés, le réseau X (anciennement Twitter), propriété d’Elon Musk, ne l’a fait qu’à hauteur de 10 % seulement.