« Lamine Yamal a fait une erreur en choisissant l’Espagne au lieu du Maroc »
La pilule ne passe toujours pas. Alors que le Maroc s’apprête à accueillir l’Afrique pour sa CAN, l’ombre de Lamine Yamal plane encore. Mustapha Hadji, légende des Lions de l’Atlas, a rouvert le débat sur le choix de la pépite du Barça avec une franchise déconcertante, estimant que l’Espagne ne l’aimera jamais autant que l’aurait fait le public marocain.
C’est un sentiment de gâchis qui persiste au Royaume. Lamine Yamal, qui brille sous les couleurs de la Roja, reste le grand regret du football marocain. Interrogé par Al Arabiya Sports, Mustapha Hadji a exprimé tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : pour lui, le jeune prodige a commis une erreur sentimentale. L’ancien adjoint de la sélection nationale (63 capes) estime qu’il y aura toujours un plafond de verre affectif en Espagne pour le joueur d’origine marocaine.
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Pour étayer son propos, Hadji n’hésite pas à dresser un parallèle avec une autre star du FC Barcelone : « C’est triste parce que, comme je l’ai lu récemment dans un journal espagnol, certains disent : « Nous avons Pedri, nous aimons Pedri, nous aimons Yamal, mais nous ne l’aimons pas autant que Pedri" ». Une comparaison cruelle pour souligner que, malgré son talent, Yamal ne sera jamais l’enfant chéri au même titre que le Canarien. « C’est dommage qu’il n’ait pas choisi le Maroc, car s’il l’avait fait, cela aurait été différent », regrette l’ancien numéro 7, ajoutant fataliste : « Il s’est trompé. Mais il restera toujours marocain, même s’il joue pour l’Espagne ».
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De son côté, le principal intéressé assume pleinement sa trajectoire. Déjà champion d’Europe avec la Roja – un titre qui valide sportivement son choix – Lamine Yamal a toujours mis en avant sa volonté de gagner des titres majeurs et son sentiment d’appartenance à l’Espagne, pays où il est né et a grandi. S’il conserve une affection pour le Maroc, son ambition est désormais tournée vers la Coupe du Monde, tandis que les Lions de l’Atlas tenteront, dans quelques jours et sans lui, de soulever le trophée continental à domicile.