Le grand mystère des transferts MRE

- 16h41 - Maroc - Ecrit par :

En 2001, ce fut l’effet du passage à l’euro. Les ressortissants marocains éparpillés dans les quatre coins de l’euroland ont déterré leurs bas de laine pour rapatrier leur argent au pays. Ce qui nous a valu un montant record de transferts de 36,85 milliards de dirhams.

En 2002, on avançait l’effet 11 septembre pour justifier le maintien du niveau de ce poste de la balance des paiements au-dessus de la barre des 30 milliards. En 2003, bien qu’il n’y ait pas eu d’événements majeurs, la tendance ne s’est pas renversée. Les transferts RME se sont établis à 34 milliards, faisant 7,4% de mieux que l’année d’avant. La barre des 30 milliards devient ainsi structurelle. Chose qui n’est pas pour déplaire ni à l’Office des changes ni à son ministère de tutelle. Mais l’origine des fonds fait jaser plus d’un observateur.
Certes, les actions de séduction envers la communauté marocaine installée à l’étranger se sont multipliées ces dernières années. Mais il est difficile de justifier la croissance phénoménale des transferts par ces seules actions. Et pour cause, une corrélation pourrait être établie entre la croissance économique dans les pays d’accueil et l’épargne des travailleurs étrangers puisque ces derniers sont, généralement, les premiers touchés par une crise économique. Paradoxalement, les dernières années durant lesquelles les transferts RME ont explosé coïncident avec un essoufflement des économies européennes, comme le démontrent les différentes fermetures d’usines de géants mondiaux.
La croissance des transferts RME est d’autant plus intrigante qu’elle intervient à une période où le "business" du trafic de drogue a prospéré. Ces transferts ne seraient-ils donc pas un moyen de blanchiment d’argent ? Les responsables de l’Office des changes restent catégoriques par rapport à cette question. "Il ne pourrait s’agir d’actions de blanchiment d’argent, puisque ce montant est le cumul de transferts de petites sommes. L’argent émanant du trafic de la drogue est généralement réinvesti dans la contrebande oudans tout autre trafic, ce qui le laisse bien loin du circuit officiel. De plus, des organismes internationaux suivent de près ces transferts. Vous imaginez bien qu’ils ne se seraient pas gênés de nous aviser s’ils avaient constaté quoi que ce soit de suspect", rétorquent-ils, tout en admettant que les transferts des MRE ne sont soumis à aucun contrôle quant aux origines des fonds. Un point qui ne devrait pas être négligé dans l’élaboration de la loi anti-blanchiment, aujourd’hui au stade de projet.

Le Journal Hebdo

  • Hausse de 5,7 pc des transferts de fonds par les MRE à fin Mars 2004

    Les marocains résidant à l'étranger (MRE) ont transféré au Maroc, durant le premier trimestre 2004, quelque 8,57 milliards DH contre 8,1 milliards une année auparavant, soit une hausse de 5,7 pc, relève-t-on dans les derniers chiffres établis par l'Office des Changes.

  • Transfert des MRE : + 6 % durant le premier semestre

    Les transferts de fonds effectués par les Marocains résidant à l'étranger (MRE) durant le premier semestre 2004 ont atteint 17,19 milliards de dirhams contre 16,15 milliards au terme de la période correspondante de l'an dernier, soit un accroissement de 6,5 pc.

  • Baisse de 12% de la dette extérieure publique marocaine en 2003 à 14,3 mds USD

    La dette extérieure publique du Maroc s'est établie en 2003 à 125,7 milliards de dirhams (14,3 milliards de dollars), en baisse de 12% par rapport à 2002, a indiqué lundi le ministère marocain des Finances.

  • Les transferts des MRE ont dépassé 34 milliards de dh en 2003

    Le potentiel d'investissement des MRE est en forte croissance qualitativement et quantitativement. Les transferts ont dépassé les 34 milliards de Dh en 2003. Ils avaient atteint il y a deux ans 36 milliards de dirhams.

  • Le déficit commercial se creuse, les transferts MRE en hausse

    Les derniers chiffres de l'Office des Changes relatifs à la période janvier-novembre 2003 laissent apparaître un creusement du déficit commercial, une stabilité des recettes voyages et une hausse des transferts des MRE. Les recettes des investissements et prêts privés étrangers ont plus que triplé.

  • Transferts MRE : croissance de 16% depuis janvier 2006

    Les transferts des Marocains résidents à l'étranger (MRE) ont totalisé 26,14 milliards DHs durant la période allant du 1er janvier au 31 juillet de l'année en cours, soit une progression de 16,5% ou +3,70 milliards DHs par rapport à la même période de 2005.

  • MRE : transferts en hausse de 10%

    Les transferts des Marocains Résidents à l'Etranger (MRE) ont progressé de 10,4% durant les deux premiers mois de l'année en cours et par rapport à la même période de 2005.

  • Transferts MRE : 25% des exportations

    En 2005 les transferts des MRE se sont établis à 40,7 milliards de DH avec une croissance annuelle moyenne de 12% sur ces 5 dernières années.

  • Hausse de 6% des transferts de fonds effectués par les MRE

    Les transferts de fonds effectués par les Marocains résidant à l'étranger (MRE) se sont chiffrés à 31,22 milliards de dirhams au titre de la période allant du 1er janvier au 31 octobre 2004, s'inscrivant en progression de 6% par rapport à la période correspondante de l'an dernier, indique l'Office des Changes.

  • Les recettes voyages en baisse , les transferts MRE en hausse

    D'après les derniers chiffres de l'Office des Changes, les recettes voyages ont accusé une baisse pendant les dix premiers mois de l'année en cours, alors que les transferts des MRE ont connu en hausse significative, au même titre que les investissements et prêts privés étrangers.