Le Qatar baisse de 30 % le salaire des Marocains

- 14h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Au Qatar, des agents d’origine marocaine, en service au ministère de l’Intérieur, ont vu leur salaire baisser de 30 %. Ce traitement discriminatoire fait par les autorités du Qatar envers les étrangers, est vivement critiqué à l’international.

Des centaines de Marocains (estimés à 1 800) recrutés au Qatar pour le compte de la police et de la sécurité, et notamment dans le domaine de la surveillance, dans le cadre des préparatifs du Mondial de football 2022, n’ont pas caché leur colère après avoir constaté que leurs maigres salaires ont été abattus de 30 %, indique Hespress.

Pendant qu’un policier qatari gagne 18 000 riyals (soit presque 48 000 dirhams marocains et 22 000 riyals (à peu près 59 000 dirhams) s’il est marié, sans compter les avantages sociaux, les policiers marocains quant à eux, perçoivent 6 000 à 7 500 riyals (environ 16 000 à 20 000 dirhams). Et ce salaire, déjà maigre, vient d’être réduit à 1 800 riyals, soit 5 000 dirhams.

"Nous vivons dans l’oppression et l’esclavage et personne ne parle de nous. Il suffit d’avoir un problème mineur avec un Qatarien au travail pour être menacé d’expulsion", dénonce un Marocain cité par le site.

Par ailleurs, la loi au Qatar ne permet aucun avancement de grade aux policiers étrangers. "Même à 60 ans de fonction, tu toucheras le même salaire, au même grade", déplore un policier marocain au Qatar.

Face à cette injustice dont ils font l’objet, les Marocains sollicitent l’intervention des autorités du royaume via l’ambassade à Doha afin que leurs droits soient garantis au Qatar.

Dans la foulée, le ministère qatari a opposé son refus de recevoir un comité de Marocains qui souhaitaient savoir si cette réduction de salaires était provisoire, en fonction de la crise sanitaire, ou définitive.

Le Qatar, pays riche et aux ressources importantes, est connu pour être un mauvais élève en matière de droits de l’Homme. Dans le monde du travail, les inégalités sont flagrantes. Les travailleurs marocains par exemple, en plus d’être mal rémunérés, n’ont pas droit à des papiers de séjour.

  • Des Marocains contraints de demander l'aumône au Qatar

    Virés par leurs employeurs sans aucune indemnité ni salaire, des ressortissants marocains résidant au Qatar n'ont eu d'autres choix que de sortir dans la rue afin de demander l'aumône.

  • Le Qatar fait un don au Maroc

    L'État du Qatar a fait un don de 250 mille dollars au Fonds spécial Covid-19, mis en place par le roi Mohammed VI en mars dernier pour la gestion de la pandémie.

  • Maroc : combien gagnent les walis et gouverneurs ?

    En plus de leurs salaires nets, calculés sur la base des échelles de rémunération en vigueur dans la fonction publique, les walis et gouverneurs perçoivent quatre types de primes, conformément au décret numéro 2.08.533 du 24 octobre 2008.

  • Les MRE d'Arabie Saoudite se disent exclus par le Maroc

    Alors qu'il représente un soulagement pour plusieurs Marocains, l'ouverture des frontières a tout l'air d'une mauvaise nouvelle pour les MRE d'Arabie Saoudite. En attente de rapatriement depuis plusieurs mois, ils doivent désormais payer pour espérer un retour au pays.

  • Des Marocains bloqués dans des pays arabes rapatriés

    Quelque 278 Marocains bloqués au Sultanat d'Oman, au Qatar et en Jordanie sont de retour au Maroc, ce lundi.

  • Coronavirus : les ministres marocains font don d'une partie de leur salaire

    Les membres du gouvernement, après avoir contribué au Fonds spécial chargé de la gestion et de la lutte contre la pandémie du coronavirus (Covid-19) veulent à nouveau verser une partie de leur salaire.

  • Maroc/Fonction publique : la hausse des salaires cache des écarts saisissants

    Au Maroc, 8,54% des fonctionnaires civils de l'Etat ne touchent qu'entre 3.000 et 4.000 dirhams par mois. C'est bien loin des 8.147 dirhams fixés comme salaire mensuel net moyen dans la fonction publique, soit une hausse de près de 25%, entre 2010 et 2020.

  • Maroc : la hausse du salaire minimum est effective

    Dans le cadre de la mise en œuvre des résultats du dialogue social du 25 avril 2019, le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) a été revu à la hausse depuis le 1er juillet 2020.

  • Maroc : baisse de 12% des envois des MRE

    Les secteurs les plus névralgiques de l'économie marocaine connaissent des baisses record en raison de l'épidémie du coronavirus. Les Investissements directs étrangers ont connu, cette année une baisse 15,9% à fin mai 2020.

  • Grosse sanction pour Medhi Benatia

    L'ancien capitaine des Lions de l'Atlas, Medhi Benatia a été sanctionné par son club Al-Duhail du Qatar. Il lui est reproché le non-respect des mesures sanitaires établies pour contrer le coronavirus.