Le maire de Marrakech accusé de gaspiller l’argent public

- 16h00 - Maroc - Ecrit par : G.A

Le Maire de Marrakech aurait la folie des grandeurs. Certains de ses administrés lui reprochent les dépenses exorbitantes, alors qu’il les fustigeait quand il était dans l’opposition.

Elu sous la bannière du Parti de la Justice et du développement (PJD), Mohamed Larbi Belcaid avait crié au scandale, accusant son prédécesseur d’avoir vidé les caisses de la commune avant son départ. Pourtant, selon Al Akhbar, l’ex-Maire, Fatima-Zahra Mansouri, n’avait jamais utilisé la voiture de la commune et s’était toujours déplacée dans sa voiture personnelle.

Selon le quotidien, l’actuel Maire s’était érigé en défenseur de la protection des deniers publics, avant de montrer son vrai visage en s’offrant, sur le dos du contribuable, une voiture de luxe à 390.000 dirhams. Et, comme si cela ne suffisait pas, il s’est lancé dans la rénovation de son bureau avec du marbre italien et du bois précieux, à hauteur de 400.000 dirhams, ainsi que dans le renouvellement de celui de son Directeur de Cabinet.

Ces travaux qualifiés de superflus ont mobilisé un budget bien lourd rien que pour refaire le carrelage en marbre italien, pour revêtir les murs en bois précieux et pour renouveler tout le système de climatisation. Le journal ne comprend pas que le Maire s’offre autant de luxe, pendant que les citoyens sont chaque jour piégés par des dos d’âne sur les routes, et qu’un éclairage public digne du nom fait défaut.

L’autorité en question, depuis son élection, a multiplié les erreurs de gestion. Le journal souligne que Larbi Belcaid a passé un marché d’1,1 million de dirhams avec une entreprise pour le réaménagement du sous-sol du siège de la commune. Il s’apprête à conclure une autre transaction destinée à la construction d’un bâtiment pour le classement des archives.

De sources citées au sein de la Mairie dénoncent, selon le journal, une dilapidation des deniers de la commune, qui dénote de l’échec du Maire dans la gestion d’une ville qui a besoin de toutes ses recettes financières pour se développer.

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