Marhaba 2024 : la flambée des prix a fait fuir les MRE

- 20h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Cette année, de nombreux Marocains résidant à l’étranger (MRE) ont préféré profiter de leurs vacances d’été dans d’autres destinations touristiques européennes, délaissant le Maroc où les services touristiques (hôtels, restaurants et cafés) sont hors de prix.

La destination Maroc n’a pas attiré les Marocains résidant à l’étranger (MRE) cet été. Entre le 13 juin et le 15 août, environ 1,33 million de MRE et 317 000 véhicules sont entrés dans le royaume dans le cadre de l’Opération Marhaba, selon les données officielles. Aussi, près de 570 000 MRE et 130 000 véhicules ont-ils transité par les ports marocains à destination de leur pays de résidence (phase retour), contre deux millions de MRE au cours de la même période de l’année dernière.

Ce faible engouement des MRE pour la destination Maroc cette année s’explique par la hausse exagérée des prix et la mauvaise qualité des services touristiques. Selon un professionnel du secteur, la baisse du nombre d’arrivées de MRE cet été va affecter à coup sûr l’activité touristique du royaume. Dans une déclaration au site Al3omk, il a rappelé que les arrivées de MRE ont augmenté entre 2022 et 2023, après la réouverture des frontières suite à la crise sanitaire du Covid-19.

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Mais la hausse injustifiée des prix a plombé l’envie des MRE cette année. « Il est nécessaire de trouver une solution à la hausse des prix, mais la loi sur la liberté des prix permet aux prestataires de services de fixer les prix qu’ils souhaitent, ce qui laisse la loi de l’offre et de la demande régir le marché », regrette l’ancien directeur général de la Confédération nationale du tourisme qui souligne que cette flambée des prix nuit à l’image et à la réputation du Maroc en tant que destination touristique compétitive.

« Ces pratiques concernent une petite partie des acteurs du secteur hôtelier, qui profitent de la saison estivale pour augmenter sans raison les prix de leurs produits », a ajouté Tahiri, appelant les autorités compétentes à renforcer les contrôles des prix et à prendre des mesures pour mettre fin à leur hausse. L’économiste Omar Kettani précisera pour sa part que cette hausse généralisée des prix risque de réduire les transferts de fonds des MRE et de réduire à néant les efforts de l’État qui ambitionne d’accueillir plus de 20 millions de touristes lors de la Coupe du monde 2030.

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