Quand le marché automobile évolue plus vite que tout le reste

- 13h41 - Maroc - Ecrit par : L.A

A plus ou moins 102.000 véhicules (toutes catégories confondues) neufs vendus en 2007, le marché automobile marocain décolle enfin. Au grand bonheur des importateurs automobile, leur secteur est enfin arrivé à maturité et devient plus que jamais susceptible d’intéresser les constructeurs eux-mêmes.

Un nouveau pas – même s’il n’a qu’une considération purement commerciale – est donc franchi dans ce secteur qui a tendance à se professionnaliser. Plusieurs indices le montrent : la diversification de l’offre, la qualité des services, la manière de communiquer, les approches commerciales (volet du financement inclus) ou encore le travail d’image en passant par la construction de nouvelles structures. De belles bâtisses qui, en guise de siège avec showroom principal, prennent parfois des allures de cathédrales. Des projets qui naissent, d’autres qui se finalisent, le tout engloutissant des millions DH d’investissement, faisant travailler des milliers de gens et faisant tourner ainsi la roue de l’économie.

Tout cela est bien et prouve que les professionnels de ce secteur agissent plus qu’ils ne parlent. Car faut-il le rappeler : il y a tout juste quelques années, les importateurs automobile n’avaient prévu d’atteindre le seuil des 100.000 ventes, qu’à l’horizon 2010. En revanche – et c’est à cela que l’on voudrait venir dans la présente chronique – , certains aspects qui touchent de près ou de loin l’automobile n’accompagnent pas, au même rythme, son développement commercial au Maroc.

Parmi les exemples que l’on n’hésitera pas de citer, celui de la qualité des carburants. Alors que dans d’autres pays, le Diesel a été totalement désulfuré, le raffineur marocain tarde encore à proposer du gasoil à très faible teneur en soufre (50 ppm). Pénalisant pour certains importateurs de voitures japonaises, dont les constructeurs restent très regardants et même intransigeants lorsqu’il est question de fiabilité.

Autre carence, infrastructurelle cette fois, la qualité des routes. Le développement du réseau autoroutier est à la fois louable, significatif et ambitieux, mais on n’est encore loin de disposer d’infrastructures aussi étendues et modernes que celles de Turquie par exemple. Mais il n’en demeure pas moins que l’automobiliste reste sur sa faim lorsqu’il roule en milieu urbain que ce soit en métropole ou dans les petites villes du Royaume. Outre des chaussées souvent dégradées, c’est leur largesse qui devient insuffisante aux flux actuels de la circulation. A cela s’ajoute la problématique grandissante du stationnement, d’autant plus que le marché et le parc automobiles sont encore amenés à croître dans les années qui viennent. Tout cela pour dire que nos ingénieurs et autres urbanistes ne devraient plus chômer.

L’Economiste - Jalil Bennani

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  • 200.000 ordinateurs vendus en 2007

    Les distributeurs d'ordinateurs se frottent les mains. Pour 2007, ils ont vendu plus de 200 000 unités, fixes et portables. Par rapport à 2006, le rythme de progression n'est pas loin de la moyenne de 25% enregistrée durant ces cinq dernières années, fait-on remarquer. Le marché du neuf est aussi bien animé par les particuliers qui s'équipent de plus en plus, encouragés en cela par la baisse graduelle du coût d'accès à l'internet, que par les entreprises et les administrations (on peut citer, entre autres, l'informatisation des écoles, à travers le programme Génie).

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    Les concessionnaires présents à Auto Expo 2008, les assureurs comme les responsables de la Sécurité routière et de la Santé publique, vont décrypter avec beaucoup d'attention la dernière photographie du parc réalisée par les services du ministère du Transport. Le constat général qui s'en dégage est le suivant : la vitesse du renouvellement du parc automobile se fait au ralenti. Deux tiers des 2,3 millions de véhicules, 63% exactement, qui circulent au Maroc, ont plus de 10 ans. Seulement un sur cinq a un âge moyen compris entre 5 et 10 ans.