Maroc : coup de balai de l’Intérieur pour débloquer les projets des MRE
Le ministère de l’Intérieur s’attaque de front au blocage des projets des Marocains résidant à l’étranger. Des directives urgentes ordonnent aux walis et gouverneurs de débloquer immédiatement les dossiers d’investissement administratifs et judiciaires en souffrance dans les communes.
Les autorités provinciales ont ordonné aux présidents des communes urbaines et rurales de régler sans délai les litiges qui paralysent les projets de la diaspora. Le ministère de l’Intérieur et celui de l’Aménagement du territoire exigent une fermeté totale face aux lenteurs administratives. Pour faciliter les démarches d’urbanisme et de construction durant les prochains mois, des guichets uniques dédiés aux Marocains résidant à l’étranger vont ouvrir au sein des agences urbaines et des services de la Conservation foncière.
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En tête des dossiers prioritaires figurent des décisions judiciaires définitives jamais exécutées par les municipalités malgré les années écoulées. Ces arrêts, prononcés par les cours d’appel administratives et civiles de Rabat, Casablanca et Settat, concernent principalement des autorisations de construire, des régularisations d’infractions d’urbanisme ou des démolitions sur des propriétés privées. Selon les informations d’Hespress, l’absence de conciliation amiable et la négligence de plusieurs conseils locaux dans le suivi de ces jugements ont poussé l’administration centrale à intervenir pour préserver l’image économique du pays.
La situation s’est compliquée dans de nombreuses localités après la destitution administrative récente de plusieurs dirigeants d’assemblées élues. Ces changements de gouvernance ont entraîné une perte d’informations et paralysé l’avancement des anciens dossiers. Des rapports internes des divisions des affaires intérieures signalent une désorganisation des services municipaux, incapables de répondre aux plaintes des MRE dans des délais raisonnables, ce qui génère un profond mécontentement chez les usagers.
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Face à la multiplication des litiges liés aux certificats administratifs et aux permis d’habiter, la tutelle dénonce ouvertement la lourdeur de la bureaucratie. L’excès de documents exigés et le manque de coordination entre les différentes administrations sont directement pointés du doigt comme responsables des retards de traitement. Les agents d’autorité locaux, incluant les caïds et les pachas, doivent désormais suivre de près l’action des communes et transmettre des rapports périodiques réguliers sur l’état d’avancement des dossiers.