Une journée "école morte" dans les établissements français au Maroc

- 15h20 - France - Ecrit par : Kamal.B

Les associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français au Maroc ont organisé hier une opération "école morte" au sein des écoles primaires supervisées par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).

Les associations revendiquent le maintien de la qualité de l’enseignement français, en fixant un quota minimum de 50% d’enseignants certifiés, ainsi que l’arrêt des augmentations des frais de scolarité. Les familles refusent d’être victimes des réajustements budgétaires.

"Le 12 juin, on garde nos enfants à la maison". Un mot d’ordre, selon le HuffPost, tenu par l’ensemble des parents, pour dénoncer la situation inquiétante liée à la diminution des budgets alloués aux enseignants résidents titulaires et aux expatriés, au profit de "contrats locaux".

"Les expatriés sont entièrement à la charge de l’État français, les résidents sont pour leur part payés en partie par l’État français et l’établissement", explique le président du syndicat d’enseignants, qui ajoute que "le personnel de droit local est lui totalement à la charge de l’établissement, dont le budget provient des frais de scolarité mais aussi de ce que l’on appelle la subvention de l’État".

La grogne des associations de parents fait suite à la baisse de la subvention de l’État, qui se traduit par le départ du personnel qualifié, et l’augmentation des "contrats locaux", d’où la hausse des frais de scolarité. "On se rend compte que les frais de scolarité augmentent, le détachement d’enseignants certifiés est en train de diminuer, la part de l’État diminue, la qualité de l’enseignement aussi et ça, on ne peut pas le concevoir", déplore un membre du groupement des associations.

D’autre part, les associations des parents d’élèves craignent également une dépréciation de la qualité de l’enseignement, par la substitution de profils qui "ne répondent pas aux exigences pédagogiques attendues" aux résidents et expatriés. Pour cela, un quota de 50-50 est proposé par les associations, pour éviter que les élèves ne servent de "cobayes".

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