Au Maroc pour sa fille

- 01h27 - Belgique - Ecrit par : L.A

Une Belgo-Marocaine de 51 ans, Mme Benrouijel, a pu convaincre une télé marocaine, la chaîne privée 2M, de l’aider dans ses recherches. Demain après midi, Hafida Benrouijel s’envole pour Tanger d’où elle compte mener l’enquête dans tout le pays pendant six semaines. Le séjour aura pour elle et ses enfants qui l’accompagnent un goût particulier. Depuis presque trente ans, Hafida Benrouijel recherche sa fille qu’elle a abandonnée, au printemps 1980, alors que la petite était bébé, à une inconnue qu’elle n’a jamais retrouvée.

Les coordonnées que la dame lui avait communiquées au moment de prendre l’enfant étaient fausses. Hafida s’est toujours reprochée de lui avoir fait confiance mais il était trop tard. À chacun de ses retours au Maroc, personne n’a jamais pu l’aider. Cette année, Hafida a procédé autrement.

Le 11 avril 2008, la DH racontait son histoire... qui fit l’objet d’un reportage télévisé chez elle à Molenbeek, que nos confrères de M2 relayèrent sur l’ensemble du pays.

Trois jeunes femmes ont réagi. Ce sont ces trois jeunes femmes, qui n’ont jamais connu leur vraie maman et sont toutes âgées de 29 à 31 ans, que Mme Benrouijel espère rencontrer cet été au Maroc. L’une d’elles est peut-être sa fille Souhad.

À l’époque, Hafida a 22 ans. Le père de l’enfant, qui avait oublié de lui dire qu’il avait déjà une famille, ne voulait plus entendre parler d’elle. Hafida l’a revu : il a refait sa vie et n’est toujours pas davantage intéressé. Ce n’est pas le cas de Mme Benrouijel qui s’est jamais pardonné son geste, mais qu’elle explique par sa détresse. Il est vraisemblable que Souhad n’a jamais su son vrai prénom ni sa vraie date de naissance, le 20 juin 1979. Comment la retrouver dans ce pays de 15 fois la Belgique et 35 millions d’habitants.

Une des 3 jeunes femmes lui a téléphoné du Maroc. "Celle-là vit à Casablanca. Est-ce ma fille ? On s’est parlé. Elle me dit que, ce qu’elle veut, c’est savoir si je suis sa maman. Mariée avec deux enfants, elle ne manque de rien. Elle n’a jamais su qui était sa véritable mère et ce qu’elle aimerait, c’est que celle-ci, si elle vit encore, soit heureuse".

Sans grand moyen, ni formation scientifique, Hafida Benrouijel se demandait encore, hier, comment procéder. Il faudra passer par les tests ADN, qui sont coûteux.

Fin août, la Molenbeekoise reviendra avec des échantillons de cheveux de celles qui accepteront.

Source : La Dernière Heure - Gilbert Dupont

  • Une Belgo-Marocaine demande au Maroc de retrouver son bébé volé en 1980

    Une Belgo-Marocaine de 51 ans, Mme Benrouijel, de Molenbeek, demande l'aide du Maroc et des médias marocains. Sa fille Suhad, dont le vrai prénom a sans doute été modifié, doit avoir à présent 28 ans. Au tout début de l'année 1980, Suhad, encore bébé, lui a été volé. Ahfida Benrouijel, qui était dans la détresse, orpheline à 6 ans, et fille mère, fait étalage de circonstances liées à l'état d'alors de la société marocaine qui a bien évolué en un quart de siècle. En attendant, sa vie est souffrance.

  • La fillette marocaine disparue à Willebroek a été retrouvée

    Abla El Amnaoui, une fillette de 11 ans de Willebroek, disparue depuis vendredi soir, a été retrouvée dans sa famille à Bruxelles. Elle avait rejoint la capitale à vélo.

  • Une fillette marocaine disparue à Willebroek

    Abla El Amnaoui, 11 ans, a disparu depuis vendredi soir. La fillette marocaine a quitté sa maison à vélo, vendredi vers 18h30, pour rouler dans un parc tout proche.

  • Trois Marocains opposés au mariage de leur frère tentent de le kidnapper lors de la cérémonie

    Trois frères opposés au mariage de leur frangin ont été placés sous mandat d'arrêt après avoir été présentés au juge d'instruction samedi soir en Belgique.

  • Abdallah Ait Oud accusé par sa jeune soeur

    "Je devais avoir six ans quand il a commencé. Et puis, il a voulu continuer quand je suis revenue du Maroc. À l'époque, je devais avoir 15 ans ; j'avais grandi et je ne trouvais pas ça très normal..."

  • Comment les Marocains se débrouillent face à la flambée des prix

    De la hausse des prix, ce sont les ménagères qui savent le mieux en parler. Peu enclines aux revendications trop généralistes des militants, leur langage a le mérite d'être clair. Leur calcul est simple. Il se base sur ce qu'elles pouvaient acheter en ayant 100 dirhams en poche il y a quelques années et ce qu'elles peuvent acheter maintenant avec la même somme. L'inflation devient tout à coup palpable. Mais, les astuces ne manquent pas pour s'en sortir malgré tout...

  • Les pêcheurs belges abiment les biens d'un Marocain

    Jeudi, sa belle voiture sur le toit faisait la une de tous les journaux. Les pêcheurs en colère ont été filmés pendant qu'ils la retournaient et la scène a fait le tour du monde. À qui appartenait la VW Bora ? À un habitant de Ganshoren, ouvrier à 1.320 euros par mois, marié, deux enfants, qui s'était levé à 5 h du matin pour gagner sa croûte : Majid Zerouali a appris hier que les assurances n'interviendraient probablement pas. Le choc pour M. Zerouali qui, en découvrant sa voiture dans cet état, a subi un traumatisme.

  • Un Australien condamné pour avoir violé son épouse marocaine

    Leslie S., un homme de nationalité australienne, âgé de 61 ans et domicilié au Maroc vient d'être condamné par le tribunal correctionnel de Liège à 3 ans de prison ferme et une arrestation immédiate pour des faits de viols et harcèlement sur une personne particulièrement vulnérable, son épouse marocaine, âgée de 26 ans.

  • Abdallah Aït Oud reconnu coupable d'assassinat en Belgique

    Les jurés de la cour d'assises de Liège ont reconnu mardi un homme de 40 ans, Abdallah Aït Oud, coupable de l'assassinat et du viol des petites Stacy Lemmens et Nathalie Mahy, deux ans jour pour jour après la disparition des fillettes.

  • Belgique : Un avocat devant la justice pour le viol d'une fillette marocaine

    Un avocat belge est actuellement jugé à Anvers pour enlèvement, séquestration, trafic d'être humain, coups, blessures et viol sur une mineure. L'homme, qui nie tous les faits qui lui sont reprochés, risque 5 ans de prison. Il comparait avec trois autres personnes dont sa mère.