Maroc : des hauts responsables interdits de quitter le territoire
Lajustice marocaine a ordonné la fermeture des frontièress à l’encontre de l’ancienne directrice de l’Académie régionale d’éducation et de formation (AREF) de Rabat-Salé. Cette mesure conservatoire, qui vise également d’autres hauts responsables, s’inscrit dans l’enquête sur la dilapidation présumée de fonds publics liés au controversé « Programme d’urgence » de l’éducation.
L’étau judiciaire se resserre autour de la gestion du « Programme d’urgence » de l’éducation nationale (2009-2012). Le juge d’instruction chargé des crimes financiers près la Cour d’appel de Rabat a décidé d’interdire de quitter le territoire national à l’encontre de l’ex-directrice de l’AREF de Rabat-Salé (identifiée par les initiales T.F.) ainsi qu’à un inspecteur régional de l’Académie.
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Selon des sources judiciaires citées par Al3omk, cette décision fait suite aux instructions du Parquet visant à approfondir l’enquête sur des soupçons de détournement et de dilapidation de deniers publics. Les investigations, initiées il y a plus de cinq ans après une plainte interne, se concentrent sur des irrégularités ayant entaché des marchés publics d’acquisition de matériel pédagogique, conclus avant la fusion des académies régionales.
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Cette affaire constitue un nouveau volet du scandale du « Programme d’urgence », un plan de réforme doté d’une enveloppe colossale de 33 milliards de dirhams. Censé redresser l’école publique marocaine, ce chantier a fait l’objet de multiples rapports critiques de la Cour des Comptes, pointant des défaillances majeures dans la gouvernance, le fractionnement des marchés et l’absence de résultats tangibles malgré les fonds engagés.