Le Maroc lance une traque ciblée contre des avoirs détenus à l’étranger
L’Office des changes a lancé une vaste offensive contre des investisseurs marocains détenant des actifs non déclarés à l’étranger. S’appuyant sur des données précises, les autorités ciblent des placements offshore et des investissements financiers non régularisés.
Selon des informations rapportées par Hespress, une nouvelle vague de notifications a été adressée à des hommes d’affaires impliqués dans des investissements « cachés » à l’étranger. Ces suspects sont accusés de détenir des obligations et des participations dans des fonds financiers sans les avoir déclarés, contournant ainsi l’opération de régularisation volontaire qui s’est achevée fin 2024.
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Les investigations se concentrent sur des transferts suspects effectués via des sociétés offshore pour échapper à la vigilance de la Direction générale des impôts. La « gendarmerie des changes » évalue actuellement la situation financière de ces individus, absents des registres de déclaration, afin de déceler d’éventuelles opérations d’évasion fiscale et de fuite de capitaux.
Les contrôleurs marocains s’appuient désormais sur des canaux internationaux d’échange de données pour identifier les propriétaires de ces actifs. Malgré le recours à des bureaux d’intermédiation spécialisés pour masquer les transactions, l’accès à des bases de données précises permet désormais de déterminer la valeur exacte et l’emplacement des investissements suspects.
En parallèle, la circulaire des instructions de change de 2026 introduit de nouvelles facilités pour les opérateurs en règle. Les dotations de voyage ont été portées à un million de dirhams pour certaines entreprises, tandis que le soutien au commerce électronique a été renforcé pour encourager les flux légaux et accompagner la croissance des start-up.
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Les enquêtes en cours revisitent également des autorisations de transfert anciennes pour vérifier la destination réelle des fonds. L’Office des changes exige des documents comptables rigoureux sur le sort des montants réimplantés, marquant un durcissement du contrôle pour garantir la reddition de comptes et le respect strict des règles de change.