Une nouvelle règle fiscale au Maroc inquiète déjà certaines entreprises
Le fisc marocain a défendu l’extension de la retenue à la source prévue par la Loi de finances 2026. L’administration présente ce dispositif comme un outil de prévention contre la fraude, promettant en retour des remboursements de TVA plus rapides.
Lors d’une rencontre avec le patronat (CGEM), le directeur général des Impôts, Younes Idrissi Kaitouni, a justifié ce mécanisme qui devient le pivot d’une réforme ayant porté les recettes fiscales à 291 milliards de dirhams en 2025. En cinq ans, les recettes ont bondi de 74 %, portées notamment par l’impôt sur les sociétés. « La retenue à la source n’a jamais été une fin en soi […] c’est un moyen de prévention de la fraude fiscale », a martelé le dirigeant.
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Le secteur privé redoute toutefois que la généralisation de ce prélèvement aux entreprises réalisant plus de 200 millions de dirhams de chiffre d’affaires n’asphyxie la trésorerie des opérateurs formels. En réponse, la DGI s’est engagée à rendre les restitutions de TVA plus automatiques. « Aucun dirham recouvré du contrôle fiscal ne servira à alimenter le budget de l’État », a promis Idrissi Kaitouni, assurant que ces fonds seront systématiquement réinjectés dans l’économie via les remboursements.
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Ce dernier budget du gouvernement Akhannouch, entré en vigueur ce 1ᵉʳ janvier 2026, entérine une mutation profonde du système fiscal national. Alors que la retenue à la source cible prioritairement les prestations de services à forte valeur ajoutée, l’administration prépare une circulaire spécifique pour encadrer ces nouveaux flux. L’enjeu pour Rabat reste de sécuriser l’assiette fiscale sans compromettre la compétitivité des 1 655 grandes entreprises désormais chargées d’opérer ces prélèvements.