Le Maroc met 96 milliards de dirhams sur le rail : les entreprises françaises viennent chercher leur part

- 18h00 - Maroc - Ecrit par : Sébastien A.

Une mission d’entreprises françaises démarre ce mardi à Casablanca pour prospecter les grands marchés marocains de la mobilité. Dans le ferroviaire, les investissements engagés atteignent 96 milliards de dirhams, dont plusieurs contrats ont déjà bénéficié à des groupes français.

La mission se déroule du 29 septembre au 1er octobre. Organisée par la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc avec Team France Export, elle doit mettre les entreprises participantes directement en relation avec des décideurs et de futurs partenaires marocains, indique CCI France International.

Le principal marché présenté aux industriels concerne le rail. L’ONCF déploie un programme de 96 milliards de dirhams, dont 53 milliards pour les infrastructures et les équipements de la LGV Kénitra-Marrakech ainsi que les futures dessertes régionales.

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Une autre enveloppe de 29 milliards finance l’achat de 168 trains : 18 rames à grande vitesse fournies par le français Alstom, 40 trains interurbains commandés à l’espagnol CAF et 110 rames de proximité attribuées au sud-coréen Hyundai Rotem. Les 14 milliards restants couvrent notamment la construction ou la rénovation d’une quarantaine de gares et le maintien des performances du réseau. Le programme ferroviaire marocain est déjà entré dans sa phase industrielle.

Les groupes français ont déjà pris position

La rencontre de Casablanca ne porte pas uniquement sur le ferroviaire. La CFCIM met également en avant l’acquisition programmée de 3 796 autobus, les systèmes de billettique et d’information des voyageurs ainsi que les chantiers portuaires et aéroportuaires.

Les entreprises françaises n’arrivent pas sur un terrain vierge. Colas a déjà décroché trois contrats sur la LGV Kénitra-Marrakech pour près de 430 millions d’euros. Sa filiale GTR réalisera un lot de génie civil de 180 millions, tandis que Colas Rail interviendra sur les voies, les caténaires, les sous-stations et les travaux menés sur les lignes existantes, détaille le groupe français.

Egis et Systra pilotent également, avec le marocain Novec, l’assistance à maîtrise d’ouvrage de la nouvelle LGV. Alstom a pour sa part remporté la commande des 18 rames à grande vitesse. Les différents lots ferroviaires sont donc déjà répartis entre plusieurs groupes marocains et étrangers.

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La mission française vise désormais les marchés restant à capter autour de ces grands contrats : équipements, maintenance, systèmes numériques, ingénierie, gares, transports urbains et services destinés aux voyageurs. Les entreprises inscrites bénéficient de rendez-vous B2B préparés selon leur activité.