TGV Kénitra-Marrakech : un an après, le chantier prend de la vitesse
Un an après le lancement des travaux, l’Office national des chemins de fer (ONCF) dresse un bilan très positif du chantier de la ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech. Un projet monumental évalué à 96 milliards de dirhams.
Ce programme historique, impulsé par le roi Mohammed VI, vise à transformer en profondeur le réseau ferroviaire national. La majeure partie de cette enveloppe, soit 53 milliards de dirhams, est spécifiquement dédiée aux infrastructures de cette nouvelle ligne à grande vitesse. En parallèle, l’ONCF investit 29 milliards pour l’achat de 168 trains destinés à renouveler le parc, et 14 milliards pour l’entretien des lignes existantes. L’office se félicite logiquement de « des avancées majeures sur l’ensemble des composantes du programme ».
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Sur le terrain, la nouvelle artère de 430 kilomètres, dont la construction a débuté le 24 avril 2025, connaît une « avancée notable ». Le foncier est entièrement libéré et près de 20 millions de mètres cubes de déblais et remblais ont déjà été déplacés. Les chantiers des 15 viaducs et des trois tranchées couvertes progressent activement, tout comme l’approvisionnement massif en matériaux comprenant des milliers de tonnes de rails, de traverses et de ballast. Du côté des gares voyageurs, l’architecture est désormais finalisée et toutes les constructions débuteront d’ici juillet 2026.
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Véritable moteur économique, ce projet d’envergure stimule fortement le tissu industriel du royaume. Actuellement, près de 150 entreprises sont directement mobilisées sur les différentes phases de construction de cette infrastructure, dont environ deux tiers sont marocaines. Cette implication massive confirme la volonté de renforcer les compétences locales et l’excellence industrielle nationale, tout en favorisant une mobilité durable et compétitive pour les territoires desservis.