Al Boraq (TGV) : L’émission culte « 60 Minutes » érige le Maroc en modèle mondial
Dans un reportage diffusé le 5 avril dernier, l’émission culte américaine 60 Minutes (CBS) a érigé le TGV marocain, Al Boraq, en exemple mondial de réussite technique, contrastant violemment avec l’échec des États-Unis à bâtir leur propre réseau à grande vitesse.
Le constat dressé par le journaliste Jon Wertheim est sans appel : alors que le projet de LGV en Californie, lancé en 2008, est enlisé dans des surcoûts abyssaux (126 milliards de dollars) sans qu’aucun rail n’ait été posé en 2026, le Maroc fait la fierté de l’Afrique. Pour Lou Thompson, cofondateur d’Amtrak, la raison est simple : « Ils ont décidé de le faire et de payer pour, nous non ».
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Inauguré en 2018, Al Boraq relie Tanger à Casablanca en 2h10 (contre 4h45 auparavant), atteignant une vitesse de 320 km/h sur le tronçon Tanger-Kénitra. Selon les chiffres de l’ONCF présentés le 9 avril 2026 à Rabat, le service a transporté 5,6 millions de passagers en 2025 (+3 % par rapport à 2024), générant un chiffre d’affaires de 848 millions de dirhams.
Le Royaume ne compte pas s’arrêter là. Depuis le 24 avril 2025, les travaux de l’extension de la ligne entre Kénitra et Marrakech (430 km) sont officiellement lancés. Ce projet de 53 milliards de dirhams permettra de relier Tanger à Marrakech en seulement 2h40, tout en desservant les aéroports de Rabat et Casablanca.
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Pour accompagner ce développement, l’ONCF a commandé 168 nouveaux trains, dont 18 rames à grande vitesse au constructeur français Alstom. Ce programme d’investissement global de 96 milliards de dirhams avance conformément au calendrier, confirmant le Maroc comme le leader incontesté de la grande vitesse sur le continent.