Maroc : Des MRE soucieux de leur représentativité politique

- 08h55 - Maroc - Ecrit par : L.A

L’intérêt porté par les Marocains résidant à l’étranger (MRE) aux questions de participation politique et institutionnelle est réel. La ponctualité et le nombre d’ONG marocaines à l’étranger présentes à Rabat les 2 et 3 juin courant dans le cadre de la commission du Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH) chargée d’organiser le débat autour de la question du Conseil supérieur pour la communauté marocaine à l’Etranger (CSCME) en donnent la preuve. Les débats structurés en quatre séminaires étaient des plus sérieux.

Les acteurs du monde associatif, culturel, économique et politique, forts de leur attachement au Maroc, pays de naissance, d’origine ou d’adoption, avaient évoqué leurs expériences dans l’objectif de contribuer activement aux réflexions pour la mise en place du CSCME.

Pas de langue de bois et surtout toutes les questions, même les plus sensibles, sont posées. Quelle forme de participation et à quel niveau doit-elle s’exercer ? Au niveau du CSCME, du Parlement ou des deux à la fois ?

Pour bon nombre de MRE, la question directe à poser est la suivante : la création du CSCME n’est-elle pas une compensation à la perte du droit de vote et d’éligibilité des MRE ?

Autant ils se réjouissent de cette initiative (Conseil supérieur), autant les MRE se demandent, dans un document ayant sanctionné leurs actes, si leur représentation à travers le CSCME constitue un premier pas vers une démocratie pleine et entière ou seulement un cadre formel.

D’après une cinquantaine d’ONG, l’exercice des droits civiques des MRE est tout d’abord une question d’égalité devant la citoyenneté. Ceci implique, a-t-on précisé, la participation de l’ensemble des citoyens y compris ceux de l’étranger. Malheureusement, ajoute-t-on de même source, même si la Constitution marocaine dans son article 8 stipule que : « L’homme et la femme jouissent de droits politiques égaux [et que] sont électeurs tous les citoyens majeurs des deux sexes jouissant de leurs droits civils et politiques », les MRE doivent encore se déplacer au Maroc le jour du scrutin. Par conséquent, ils ne voteront pas. Il en est de même pour se porter candidat, car ils doivent rentrer au Maroc quelques mois avant le scrutin afin de remplir les conditions nécessaires à cet effet.

Pour que le CSCME soit une instiitution efficiente, il doit, selon les signataires, être composé de membres élus dans une mixité et une diversité intergénérationnelle par les MRE, sachant qu’ils seront appelés à les représenter au moins dans l’une ou l’autre chambre. Quant au volet d’opérationnalité, le Conseil devra, selon les signataires, se doter de structures décentralisées permanentes dans les pays d’accueil afin d’assurer la continuité des liens avec les Marocains de l’étranger. De plus, à titre consultatif, il devra s´exprimer sur tout projet de loi ou de règlement ayant trait aux MRE et collaborer à l’élaboration des politiques publiques en la matière. Ainsi, le Conseil constituera un atout pour le processus de modernisation et de démocratisation du pays.

Libération - Nouri Zyad

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