Le Maroc pourrait aider les jeunes à se marier
Plus de 130 associations réclament la création d’un fonds national pour encourager le mariage des jeunes. À l’approche des élections du 23 septembre, elles proposent des aides financières directes et des avantages fiscaux pour alléger le coût de la vie.
Face à la baisse alarmante des mariages et au recul de la fécondité, la structure familiale est menacée. Le Forum Az-Zahraa pour la femme marocaine dresse un constat démographique inquiétant : les dépenses élevées et les difficultés d’accès au logement freinent la formation des foyers. Pourtant, la famille reste le premier filet de sécurité sociale, hébergeant 73 % des femmes divorcées et prenant en charge 58 % des personnes âgées.
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Pour inverser cette tendance, ce réseau associatif a adressé une note détaillée aux partis politiques en vue des législatives. Ces acteurs exigent l’instauration d’un fonds d’aide doté de subventions directes et non remboursables pour les futurs époux. L’objectif de cette démarche est de permettre aux jeunes de démarrer leur vie commune sans s’endetter, tout en proposant des prêts à taux zéro remboursables sur quatre ans.
La refonte de la fiscalité constitue un autre pilier de ces revendications. Les associations suggèrent une exonération totale de l’impôt sur le revenu pour les jeunes mères durant les deux années suivant une naissance, « pour les encourager à concilier maternité et emploi ». Elles demandent également la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée sur les produits infantiles de première nécessité, comme le lait, les couches et les médicaments.
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L’accès à l’immobilier clôture ce programme d’urgence. Le Forum recommande un quota de logements sociaux pour les couples mariés depuis moins de deux ans, assorti d’une aide à l’apport initial. Pour relancer la natalité, une annulation progressive des prêts gouvernementaux est avancée : une réduction de 25 % de la dette à la naissance du premier enfant, de 50 % pour le deuxième, jusqu’à l’effacement total à l’arrivée du troisième.