Maroc : quid de l’application de la hausse du salaire minimum ?

- 22h30 - Maroc - Ecrit par : S.A

Comme annoncé, la deuxième hausse de 5% du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), devait entrer en vigueur dès le mois de juillet 2020. Son application est-elle effective en ces temps de Covid-19 ?

Rien n’indique très clairement que cette mesure a été appliquée en cette période de crise sanitaire liée au coronavirus, rapporte Aujourd’hui Le Maroc. Dans une correspondance adressée à ses adhérents le 27 juillet, Chakib Alj, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a encouragé les entreprises des secteurs non impactés par la crise à appliquer la deuxième hausse du SMIG. "Les entreprises opérant dans les secteurs actuellement en difficulté sont, quant à elles, appelées à favoriser le maintien de l’emploi, notamment en reportant l’augmentation", a-t-il dit.

Du côté du gouvernement, l’application de la deuxième hausse de 5% du SMIG est suspendue au dialogue social qui piétine. L’Exécutif est pour le moment attaché à l’accord signé en 2019 avec les partenaires sociaux, explique Abdelhaq Arabi, conseiller du chef de gouvernement chargé des dossiers sociaux. À l’en croire, le gouvernement ne peut rien imposer ni aux syndicats ni à la CGEM.

En 2019, une première hausse de 5% du salaire minimum avait été appliquée. L’entrée en vigueur de la deuxième hausse de 5% avait été annoncée pour le mois de juillet 2020.

  • L'augmentation du salaire minimum maintenue en partie

    Le président de la CGEM a demandé aux entreprises qui n'ont pas été affectées par la crise d'appliquer en premier la deuxième hausse du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).

  • Maroc / Hausse du SMIG : panique dans les entreprises

    La hausse du salaire minimum qui doit intervenir le 1ᵉʳ juillet, est considérée comme suicidaire pour les secteurs en faillite. Les chefs d'entreprises marocains appellent à reporter sa mise en place.

  • Maroc : la hausse du salaire minimum est effective

    Dans le cadre de la mise en œuvre des résultats du dialogue social du 25 avril 2019, le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) a été revu à la hausse depuis le 1er juillet 2020.

  • Le salaire minimum sera-t-il revalorisé en juillet ?

    La deuxième augmentation du SMIG, prévue pour le 1ᵉʳ juillet, inquiète les entreprises, particulièrement les PME. Avec la crise du covid-19, il sera difficile pour les PME de l'appliquer.

  • Maroc : l'industrie textile dit NON à l'augmentation du salaire minimum

    Les professionnels du secteur du textile et de l'habillement, durement touchés par la crise sanitaire du covid-19, désapprouvent l'augmentation du SMIG (salaire minimum) dont l'effectivité est annoncée pour ce 1ᵉʳ juillet 2020.

  • Maroc : pas d'augmentation du salaire minimum en juillet

    La conjoncture a finalement eu raison de l'augmentation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG). Initialement prévu pour le 1ᵉʳ juillet 2020, le CGEM a demandé officiellement son report.

  • Maroc : le marché automobile repart à la hausse

    Après une timide reprise des activités du marché de l'automobile, début juin dernier, les ventes (VP/VUL) ont connu une progression de 8,03 % au cours du mois de juillet 2020.

  • La salaire minimum augmente de 5% au Maroc

    Le Conseil de gouvernement a adopté, jeudi, un décret portant augmentation immédiate du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et du Salaire minimum agricole garanti (SMAG) en accord avec les négociations menées avec les syndicats.

  • Covid-19 : un "Plan Sanitaire" pour accompagner les entreprises

    Un "Plan Sanitaire" sera lancé au profit des entreprises pour les accompagner dans la mise en place des mesures préventives et sanitaires contre le Covid-19. L'annonce a été faite mardi, par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

  • Maroc : voici les villes où les prix ont baissé (et augmenté)

    L'indice des prix à la consommation (IPC) au Maroc a connu, au cours du mois de juillet, une baisse de 0,3% par rapport au mois précédent. Cette variation est le résultat de la baisse de l'indice des produits alimentaires et de la hausse de l'indice des produits non alimentaires, explique le HCP dans sa note d'information relative à l'IPC du mois de juillet 2020.