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Maroc : où est la pluie ?

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26 février 2020 - 23h00 - Economie

L’inquiétude est de plus en plus grandissante dans le monde agricole, avec la hausse des prix des intrants ; ce qui plombe la campagne agricole. Et le comble vient de la rareté de la pluie.

La campagne agricole en cours avait bien démarré avec des semis, l’utilisation des semences et fertilisants appropriés, le recours aux machines à labourer. Cependant, tous ces efforts semblent vains à cause de la rareté de la pluie, déplore L’Économiste. De même, les autres filières agricoles telles que l’arboriculture, l’élevage, le maraîchage, vivent la même situation.

Le média souligne que le problème en réalité, c’est que la production agrumicole, cette année, s’annonce rude, avec environ 40 % par rapport à la saison écoulée, alors que dans le même temps, l’élevage n’est pas encore au bout de ses peines. Le bétail est actuellement bradé à des prix jugés au plus bas niveau par les éleveurs. Même les bêtes de qualité supérieure ne sont pas épargnées.

Quant aux prix de l’orge, du son et de la paille, le journal relève qu’ils ont fortement augmenté ; ce qui incite le gouvernement à lancer un plan de sauvetage du cheptel, pour éviter que le secteur de l’élevage ne souffre davantage. La solution actuelle "réside dans l’ouverture des champs céréaliers au bétail", avait signifié le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, aux différents acteurs du secteur, alors que le mois dernier, le déploiement d’un plan de secours portant sur 600 000 quintaux d’orge à des prix abordables, avait été annoncé.

Pour l’heure, la situation demeure difficile à gérer pour la majorité des régions agricoles, en l’absence des pluies. Le plan de sauvetage se fait toujours désirer, constate le journal. Dans ces conditions, la relance de la croissance a du plomb dans l’aile.

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