Le Maroc reprend 5 862 hectares à des investisseurs qui n’ont pas tenu parole
Au Maroc, le non-respect des engagements pris auprès de l’État a coûté des milliers d’hectares à des investisseurs. Un rapport officiel révèle l’ampleur des récupérations réalisées en 2025 et leur destination : de nouveaux projets économiques.
Plus de 58,6 millions de mètres carrés récupérés en une seule année. Ce chiffre apparaît dans le rapport sur le foncier public joint au projet de loi de finances 2027, publié le 23 octobre. Derrière cette vaste superficie, une même raison : des engagements contractuels non respectés par des investisseurs.
Sur Bladi.net : Maroc : fin de l’impunité pour les squatteurs ?
La Direction des Domaines de l’État surveille l’avancement des projets réalisés sur des terrains de son domaine privé. Les bénéficiaires doivent respecter les conditions fixées dans les cahiers des charges et les conventions signées lors de l’attribution du foncier.
Cette surveillance, menée avec d’autres administrations, a permis en 2025 de reprendre plus de 5 862 hectares. Le rapport officiel du ministère des Finances prévoit leur réaffectation à de nouveaux projets présentant un fort intérêt économique et social.
Des terrains récupérés, de nouveaux projets approuvés
En parallèle, le Maroc a approuvé 308 projets utilisant 31 977 hectares de terrains publics en 2025. Les investissements prévisionnels atteignent 70,67 milliards de dirhams, avec 16 333 emplois attendus à terme.
Au premier semestre 2026, 114 projets supplémentaires ont été approuvés sur 23 374 hectares. Ils représentent 19,7 milliards de dirhams d’investissements envisagés et 6 252 emplois potentiels. Au total, ces 422 projets mobilisent 55 351 hectares, pour environ 90,37 milliards de dirhams d’investissements prévisionnels.
Sur Bladi.net : Le terrain appartient à l’État, le loyer serait limité, le Maroc prépare une nouvelle formule de logement
Le secteur de l’énergie concentre une grande partie du foncier attribué en 2025 : neuf projets mobilisent 26 609 hectares, pour près de 49 milliards de dirhams d’investissements envisagés.
Autre évolution : l’État privilégie désormais la location de ses terrains. Elle représente plus de 86,25 % des superficies mobilisées en 2025, puis 99,18 % au premier semestre 2026.