Maroc : des vautours de retour d’Europe après un long périple migratoire
Après plusieurs mois de migration vers l’Europe entre mai et juin, trois vautours africains ont effectué le week-end dernier leur retour dans le Nord du Maroc.
Selon l’Association marocaine pour la protection des oiseaux et de la vie sauvage (Ampovis), ces trois rapaces, dont un vautour africain à dos blanc (GA05) et deux vautours de Rüppell aux identifiants (GR71) et (GR73), ont été équipés de balises GPS lors de leur capture et de leur réhabilitation au Centre Jbel Moussa, dans le nord du Maroc, avant leur envol vers la rive européenne de la Méditerranée.
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Le suivi de ces rapaces s’inscrit dans le cadre d’un programme scientifique sur les vautours africains, mené conjointement par Ampovis et l’Agence nationale des eaux et forêts, en partenariat avec l’Union internationale pour la conservation de la nature – Bureau Méditerranée (UICN-Med), le Conseil d’Andalousie, l’organisation GREFA, et le Wildlife Labfournis.
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Le dispositif de suivi a permis de géolocaliser certains vautours dans la péninsule Ibérique. Le vautour de Rüppell identifié GR73, lui, a réussi à atteindre le sud de la France, devenant le premier vautour de ce type marqué au Centre Jbel Moussa à atteindre une latitude aussi septentrionale.
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Plus de 1 500 vautours fauves ont été observés en migration le 8 novembre 2025. Entre le 6 et le 10 novembre, quelque 6 343 vautours de la même espèce, ainsi que deux vautours moines européens ont été recensés. Démarrée le 1ᵉʳ octobre, cette campagne de comptage et d’observation des vautours migrateurs à travers le détroit de Gibraltar se poursuivra jusqu’au 15 décembre prochain.
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« Les chercheurs espèrent que ces nouvelles données permettront d’améliorer les stratégies de conservation des vautours en Afrique. Leur analyse pourrait révéler des zones clés de repos et d’alimentation, qui seront ensuite partagées avec des organisations locales et internationales afin de renforcer la coopération en matière de préservation des vautours et autres rapaces », indique un communiqué d’Ampovis.